3 min de lecture Crash avion Malaysia Airlines

Vol MH370 : le débris d'avion est arrivé à Paris pour analyse

Le fragment d'aile découvert à la Réunion mercredi doit être expertisé pour déterminer s'il s'agit bien d'un débris du vol MH370 disparu en mars 2014.

La police escorte le fragment d'aile d'avion qui pourrait être un débris du vol MH 370 à l'aéroport Roland-Garros de La Réunion, le 31 juillet 2015.
La police escorte le fragment d'aile d'avion qui pourrait être un débris du vol MH 370 à l'aéroport Roland-Garros de La Réunion, le 31 juillet 2015. Crédit : RICHARD BOUHET / AFP
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La rédaction numérique de RTL
et AFP

Le mystère du crash de la Malaysia Airlines sera-t-il bientôt résolu ? Découvert mercredi au large de la Réunion, le fragment d'aile d'avion est arrivé ce samedi matin 1er août à Paris. Emballé dans une caisse, le fragment long de deux mètres de long arrivé à 6h17 à l'aéroport d'Orly, doit maintenant être convoyé par la route, escorté par des gendarmes, dans un laboratoire près de Toulouse (sud-ouest) où il sera expertisé à partir de mercredi afin de déterminer s'il s'agit bien d'un débris du vol MH370 disparu depuis mars 2014.

Des morceaux d'une valise marron retrouvés jeudi à proximité du débris d'avion seront également expertisés dans un laboratoire de la gendarmerie près de Paris, selon le parquet. La durée de ces expertises n'a pas été précisée.

Une collaboration internationale

Lundi, un des trois magistrats français chargés de l'enquête, un représentant des autorités judiciaires malaisiennes, un autre du Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA), les gendarmes français et des experts malaisiens se réuniront à Paris. La justice française s'est saisie car quatre des 239 victimes de la catastrophe du 8 mars 2014 sont français.

L'avionneur américain Boeing a annoncé vendredi qu'il allait dépêcher une équipe "technique" en France pour prendre part à l'expertise. Selon une source proche du dossier, les autorités malaisiennes doivent officialiser dans les jours à venir une demande d'entraide judiciaire à la France. Une vaste coopération internationale a été mise en œuvre depuis près d'un an et demi pour tenter de retrouver la trace du MH370, associant notamment la Chine, la Malaisie et les États-Unis et l'Australie.

"Convaincu que les débris sont ceux du MH370"

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Le vice-ministre malaisien des Transports a estimé vendredi qu'un "numéro partiel" sur le débris "confirme qu'il provient d'un avion Boeing 777". "Je crois que nous nous rapprochons du règlement du mystère du MH370. Cela pourrait être une preuve convaincante que le MH370 s'est abîmé dans l'océan Indien", a ajouté Abdul Aziz Kaprawi.

Martin Dolan, directeur du Bureau australien de la sécurité des transports, qui dirige les opérations de recherche du MH370 dans l'océan Indien, s'est de son côté dit "de plus en plus convaincu que les débris sont ceux du MH370". La ministre australienne des Affaires étrangères Julie Bishop a aussi salué samedi un "premier signe positif" d'une découverte d'une partie de l'appareil.

"Presque impossible" de retrouver l'épave

Des experts estiment que le fragment pourrait correspondre à un flaperon de B777, un volet bordant les ailes d'avion que les pilotes actionnent au décollage ou à l'atterrissage. Or aucun accident aérien dans cette région du monde n'a impliqué de Boeing 777. Selon l'océanographe français Joël Sudre, des débris de l'appareil ont pu dériver de l'ouest de l'Australie jusqu'à La Réunion au gré du Courant équatorial sud (SEC). Dans un tel scénario, des images satellite de ce courant maritime peu profond pourraient permettre de localiser "en quelques jours" la zone du crash. Mais le ministre des Transports australien Warren Truss a jugé "presque impossible" de retrouver l'épave principale à partir de cet élément.

Aucune trace du MH370 n'a été retrouvée depuis le 8 mars 2014, en dépit d'intenses recherches dirigées par l'Australie dans le sud de l'océan Indien, où des satellites ont "accroché" pour la dernière fois les systèmes de communication de l'appareil. L'explication la plus crédible, selon les responsables de l'enquête, est qu'une brusque chute du niveau d'oxygène dans l'appareil a rendu l'équipage et les passagers inconscients. L'avion aurait alors volé en pilote automatique, jusqu'à sa chute en mer, faute de carburant. Les spéculations demeurent principalement concentrées autour d'une défaillance mécanique ou structurelle, ou un acte terroriste, mais rien n'est jusqu'alors venu étayer l'un ou l'autre scénario et le mystère autour de ce drame a alimenté une kyrielle de théories complotistes.

Nous restons convaincus de chercher au bon endroit

Warren Truss, ministre australien des Transports
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Après plusieurs fausses alertes qui ont plongé les familles des disparus dans un grand désarroi et suscité leur méfiance vis-à-vis des autorités des pays concernés, le ministre australien des Transports a martelé vendredi que la zone de recherches circonscrite était la bonne. "Nous restons convaincus de chercher au bon endroit", a-il dit.

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