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Taylor Greene, procès de Trump : des républicains plus fracturés que jamais

ÉCLAIRAGE - Le cas de Marjorie Taylor Greene est symptomatique des tensions qui règnent au sein du parti républicain.

Marjorie Taylor Greene arborant un masque avec l'inscription "stop the steal", slogan des pro-Trump persuadés que l'élection américaine a été truquée.
Marjorie Taylor Greene arborant un masque avec l'inscription "stop the steal", slogan des pro-Trump persuadés que l'élection américaine a été truquée.
Crédit : SAUL LOEB / AFP
Photo-Thomas-Pierre
Thomas Pierre
Journaliste

Les républicains au bord du schisme ? La Chambre des représentants a sanctionné jeudi Marjorie Taylor Greene, élue de Géorgie qui a partagé des théories du complot par le passé. Onze républicains se sont associés aux démocrates qui dénonçaient, entre autres, son soutien à la mouvance QAnon et ses déclarations semblant appeler à l'exécution de dirigeants démocrates.

À 46 ans, cette fidèle de Donald Trump dont elle ne reconnaît pas la défaite, est devenue la bête noire du parti présidentiel qui l'aura finalement évincé des commissions de l'Éducation et du Budget de la Chambre basse du Congrès. Mercredi, le chef des républicains à la chambre, Kevin McCarthy, avait lui-même affirmé que Marjorie Taylor Greene avait "causé de profondes blessures à beaucoup" de monde. 

En début de semaine, c'était son homologue au Sénat, Mitch McConnell, qui la désignait comme "un cancer pour le parti républicain". Le cas de Marjorie Taylor Greene est symptomatique des tensions qui règnent au sein du parti républicain entre les fidèles du milliardaire, qui conserve un fort pouvoir d'influence avec 74 millions de voix recueillies en novembre et des relais au Congrès, et les tenants d'une ligne traditionnelle. Chaque frange lorgne sur les élections parlementaires de 2022, et la présidentielle de 2024.

La base fidèle à Trump

Porte-voix de la frange pro-Trump, le parlementaire de Floride Matt Gaetz a mis en garde mercredi sur Fox News contre un "dangereux précédent" si le Congrès écartait l'élue de Géorgie. Depuis plusieurs jours, il s'en prend également à Liz Cheney, élue du Wyoming et numéro 3 du parti à la Chambre. 

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La fille de l'ancien vice-président de George W. Bush (Dick Cheney) est l'une des dix républicains à avoir voté pour la mise en accusation de Donald Trump pour incitation à une insurrection lors de l'assaut de ses partisans contre le Congrès le 6 janvier. Fidèle à la défense de l'ex-président, qui ne témoignera pas lors de son procès, ses nouveaux avocats ont dénoncé jeudi un "coup de communication" dans une procédure selon eux "anticonstitutionnelle". 

"Nous sommes engagés dans une bataille pour l'âme du parti républicain et j'ai l'intention de la gagner", avait assuré Matt Gaetz la semaine dernière. Une "bataille" idéologique qui se reflète également à la base du parti. Selon The Hill, qui cite un récent sondage, si Donald Trump venait à créer un nouveau parti politique, 64% des électeurs républicains actuellement inscrits viendraient à le rejoindre. 

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