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"Squid Game" : à Séoul, ce quartier qui reflète les inégalités de la série Netflix

En Corée du Sud, un bidonville de Séoul pourrait être comparé à une version miniature de la série "Squid Game", selon le "Asahi Shimbun".

Illustration d'un bidonville de Séoul avec dans le fond, le quartier huppé de Gangnam
Illustration d'un bidonville de Séoul avec dans le fond, le quartier huppé de Gangnam
Crédit : KIM JAE-HWAN / AFP
"Squid Game" : à Séoul, ce quartier qui reflète les inégalités de la série Netflix
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micro generique
La rédaction de RTL

En Corée du Sud, un quartier symbole des inégalités. À Séoul, capitale de ce pays à la croissance fulgurante, 10ème économie de la planète, doté d'un soft power, d'une diplomatie culturelle impressionnante, des artistes qui n'hésitent pas à aborder justement, les inégalités criantes dont on va parler. 

Le désormais célèbre "1,2,3 soleil" de Squid Game. Cet automne c'était difficile de passer à côté : 111 millions de personnes ont regardé cette série Netflix. D'autant plus que ce chiffre impressionnant, concerne uniquement les 28 jours qui ont suivi son lancement. On parle de la série la plus populaire de l'histoire de la plateforme américaine.

Comme dans une autre œuvre qui a marqué les esprits ces dernières années Parasite, oscar du meilleur film en 2020, Squid Game traite des inégalités sociales. L'œuvre met en scène des personnes endettées, voire ruinées, elles participent à un jeu complètement macabre, une série d'épreuves inspirées de jeux de l'enfance, il s'agit d'être le dernier en vie pour remporter une somme d'argent démesurée.

Des inégalités criantes

Et pour le célèbre quotidien Asahi Shimbun, qu'on pourrait qualifier de New York Times japonais, merci au Courrier International pour la traduction. Un bidonville de Séoul pourrait être comparé à une version de Squid Game en miniature mais plus réel. Il se situe au sud-ouest de la ville, à l'ombre des grattes-ciels clinquant d'un quartier de Séoul que vous connaissez forcément, son nom Gangnam, comme la chanson. Référence à cet arrondissement ultra chic. Là encore, on visualise bien les inégalités coréennes.

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Mais revenons à ce bidonville. Dans les années 1950, au sortir de la guerre de Corée, il était connu pour ses maisons closes. Ces dernières à cause de la vétuste des bâtiments, ont fini par quitter les lieux, remplacées par les couches les plus pauvres de Séoul. Le district s'appelle Chok Pang, ce qui désigne en coréen de petits logements inconfortables.

Des conditions déplorables

Jugez plutôt : des chambres de cinq mètres carrés de moyenne, et encore certaines font 1,7 mètre carré. Impossible ou presque de se croiser dans les couloirs. Très peu de sanitaire, les habitants sont obligés d'aller aux toilettes publiques, sans compter tous les appartements avec en guise de toit, de simples couvertures. 

Des conditions déplorables, et des conséquences directes sur l'état de santé des occupants. Tous ont des problèmes de santé. Et aucun accès à des soins médicaux décents, décrit le journal nippon, "même les hôpitaux publics placent la rentabilité avant tout le reste". Un des guides du reporter japonais, souligne non sans ironie, aucun habitant ici n'a les moyens de s'abonner à Netflix. 

600 euros par mois

La plupart dépendent du revenu minimum, 800.000 wons, c'est environ 600 euros. Leur loyer représente le quart. On rappelle que le cout de la vie est toujours plus élevé en Corée du Sud, les prix tirés par l'insolente croissance économique. Les habitants sont obligés donc de survivre grâce aux aides des associations. Ces dernières dénoncent une situation inacceptable, des pouvoirs publics aux abonnés absents. 

Le reportage est publié au moment où justement la Corée du Sud va entrer en campagne présidentielle. C'est en mars. Les deux principaux candidats, de centre-gauche, et conservateur promettent de lutter contre les inégalités. Le taux de pauvreté s'élève à 17%. Mais selon le Asahi Shimbun : "il leur manque des mesures concrètes sur ce sujet, tous les deux restent flous sur la question du financement. Il n’est pas sûr que les personnes qui ont vraiment besoin de l’aide des pouvoirs publics y auront accès".

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