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A l'école du père Noël, pour apprendre le métier, ses trucs et ses secrets

Père Noël, c’est du boulot, surtout en décembre. C’est aussi un métier, avec ses trucs et ses secrets, et son école.

Des étudiants “pères Noël” de la Charles W. Howard Santa School, à Jérusalem le 7 janvier 2020
Des étudiants “pères Noël” de la Charles W. Howard Santa School, à Jérusalem le 7 janvier 2020
Crédit : MENAHEM KAHANA / AFP
A l'école du père Noël, pour apprendre le métier, ses trucs et ses secrets
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Père Noël, c’est du boulot, surtout en décembre. C’est aussi un métier, avec ses trucs et ses secrets, que l’on découvre dans Courrier International, via un article du Washington Post

Le père Noël tel qu’on le connaît, manteau rouge, fourrure blanche, gros bidon et longue barbe, c’est celui de Coca Cola. Il est apparu en 1931. Et immédiatement, les pères Noël rouges ont envahi les grands magasins. Mais c’était des Pères Noël improvisés, très amateurs. Souvent mal fagotés, pas forcément à l’aise avec les enfants et surtout pas du tout informés sur des sujets absolument essentiels comme l’élevage des rennes.

Dès 1937, un fermier de Rochester se dit qu’il y a moyen de monter en gamme. Il s’appelle Charles Howard, et il sera pendant 18 ans la star du défilé de Thanksgiving des magasins Macy’s à New York. Il crée donc la Santa Claus School, une école qui n'ouvre que trois jours par an.

La Santa Claus School

Une école où les apprentis papa Noel viennent se perfectionner. La 84e session a eu lieu en octobre à Midland, dans le Michigan. 200 pères Noël, et des mères Noël aussi, venus de tout le pays, tassés dans un grand auditorium avec fauteuils vert sapin et moquette rouge vif. Il paraît que c’est un pur hasard, le hasard fait bien les choses.

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Face à eux, Tom Valent, directeur de l’école et Père Noël depuis 47 ans. “Je ne vous dis pas que je suis le meilleur, je mentirais", dit-il. "Mais j’aime tellement ça”.  Car pour faire le père Noël, il ne suffit pas de trôner dans un grand fauteuil en demandant aux enfants s’ils ont été bien sages, en lançant de temps un "Ho ho ho".

Pour 500 dollars, les stagiaires vont donc apprendre les ficelles du métier, des astuces de déguisement et des trucs pour répondre aux questions pièges des gamins, qui sont redoutables, tous les pères Noël le savent. La difficulté, c’est de trouver des bobards crédibles. 

“Je suis un menteur professionnel!"

Le Père Noël de la parade de Pontiac est très fier d'annoncer: “Je suis un menteur professionnel !". Les gamins me testent parfois, en me demandant si je connais bien leur adresse pour livrer les cadeaux. Alors je leur donne des coordonnées : 25 degrés nord, 44 degrés ouest. Et je leur explique que pour venir par les airs, j’ai besoin de coordonnées géographiques”. 

Pour 500 dollars, on a aussi un coach vocal qui préconise des infusions au piment de Cayenne, pour garder une voix rauque toute la saison. Deux infirmières qui donnent des conseils de nutrition. Et un grand manitou du marketing qui explique qu’en ces temps de Covid, il vaut mieux installer son stand à l'extérieur du magasin. Ca, c'est plutôt du bon sens. 

Des rencontres virtuelles avec le père Noël

D’ailleurs, avec la pandémie, on a vu apparaître des sites de rencontre virtuelle avec le père Noël. Le Santa de Pontiac a ainsi réalisé 350 visites sur Zoom l’an dernier. C’est presque mieux qu’une rencontre en vrai, parce qu’en discutant en amont avec les parents, le Père Noel connait tout des enfants et il peut facilement les épater. Les professeurs de la Santa School sont tous bénévoles, l’argent sert à louer la salle. Mais chez les stagiaires, l’esprit de Noël a ses limites. 

D’abord, il y a de la concurrence, “on pense toujours que les autres vont nous ôter le pain de la bouche”. Il y a aussi l’appât du gain. La rumeur raconte que certains Pères Noël gagnent plus de 100.000 dollars par saison, qu’un débutant peut se faire de 25 à 75 dollars de l’heure. En vrai, Tom Valent ne connaît personne qui ait fait fortune avec sa hotte. A la fin du stage, cela dit, la magie de Noël reprend ses droits.

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