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Sous-marins : quel a été le rôle du Royaume-Uni dans la crise ?

ÉCLAIRAGE - La crise des sous-marins australiens illustre la place que veut désormais occuper Londres sur la scène internationale.

Le président américain Joe Bidenavec le Premier ministre britannique Boris Johnson (à droite) et le Premier ministre australien Scott Morrison à Washington le 15 septembre 2021.
Le président américain Joe Bidenavec le Premier ministre britannique Boris Johnson (à droite) et le Premier ministre australien Scott Morrison à Washington le 15 septembre 2021.
Crédit : Brendan Smialowski / AFP
Thomas Pierre

Paris ne décolère pas contre Washington et Canberra, depuis que les États-Unis, l'Australie et le Royaume-Uni ont annoncé, le 15 septembre, un partenariat stratégique pour contrer la Chine, au détriment d'un contrat d'achat de sous-marins français. Emmanuel Macron a ainsi rappelé les ambassadeurs de France à Canberra et à Washington dans un geste sans précédent, mais pas celui de Londres, pourtant partie prenante de cette crise. 

Mais quel a donc été le rôle exact des Britanniques ici ? Officiellement, le Royaume-Uni et la France ont toujours "une relation très amicale", d'une "immense importance", a assuré dimanche Boris Johnson dans une tentative d'apaisement, avant d'ajouter dans : "Notre amour de la France est indéracinable". 

Dans une tribune, la nouvelle ministre britannique des Affaires étrangères, Liz Truss, défend pourtant l'approche de Londres dans l'accord de défense conclu avec Washington et Canberra. Ce deal montre la détermination du Royaume-Uni à "faire preuve de fermeté dans la défense de (ses) intérêts", écrit-elle tout en mettant en avant la nouvelle place qu'entend occuper le Royaume-Uni post-Brexit dans le monde. 

"Global Britain", ou la stratégie post-Brexit

Une nouvelle doctrine assénée comme un slogan de campagne : "Global Britain" (La "Grande-Bretagne mondiale"). Pour Boris Johnson, qui sera reçu cette semaine à la Maison Blanche, cette alliance apparaît donc comme un premier succès de la Grande-Bretagne post-Brexit sur la scène internationale. 

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Selon le New York Times, Londres aurait ainsi tenu un rôle précoce d'intermédiaire dans ce nouvel accord indo-pacifique, redorant par la même occasion son "statut de puissance militaire avec une expertise nucléaire", et celui d' "allié de confiance des États-Unis". En cela, la cheffe de la diplomatie britannique voit l'Assemblée générale de l'ONU, qui débute ce lundi, comme "le début d'un automne où le "Global Britain" plantera son drapeau sur la scène mondiale". 

COP26, montée de la Chine sur le plan international, influence en Asie... Londres semble décidé à ne pas occuper le rôle de simple vassal de Washington dans le monde, quitte à envenimer un peu plus ses relations avec la France, et ses anciens alliés européens. 

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