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Crise des sous-marins : comment réagissent les autres pays concernés ?

ÉCLAIRAGE - Alors que la France est furieuse après la rupture du contrat pour la fourniture de sous-marins, comment réagissent les États-Unis, l'Australie et le Royaume-Uni ?

Le Premier ministre australien Scott Morrison
Le Premier ministre australien Scott Morrison
Crédit : SAEED KHAN / AFP
William Vuillez & AFP

C'est une véritable crise diplomatique qui s'est déclenchée après l'annonce, ce jeudi 16 septembre, du Premier ministre australien Scott Morrison, qui a confirmé la rupture du "contrat du siècle" conclu avec la France en 2016 pour la fourniture de sous-marins conventionnels. Une rupture qualifiée de "mensonge" et de "mépris", par Jean-Yves Le Drian, "une trahison", selon Xavier Bertrand, candidat à la présidentielle invité dimanche du Grand Jury RTL, Le Figaro, LCI. 

Les États-Unis, l'Australie et le Royaume-Uni ont signé, le mercredi 15 septembre, un partenariat de sécurité "historique", nommé "AUKUS", pour défendre leurs intérêts dans la zone indopacifique, face à l'ambition de la Chine. Le président des États-Unis Joe Biden a d'ailleurs demandé à parler à Emmanuel Macron. "Il y aura un échange téléphonique dans les tout prochains jours", a confirmé le porte-parole du gouvernement français Gabriel Attal sur BFMTV ce dimanche.

Plus tôt dans la journée, le Premier ministre australien Scott Morrison a rejeté les accusations françaises de duplicité et déclaré que le gouvernement français savait que Canberra avait de "profondes et graves réserves" concernant les sous-marins français. Scott Morrison a déclaré qu'il comprenait la "déception" du gouvernement français, mais a ajouté qu'il avait soulevé les problèmes liés à l'accord "il y a quelques mois", comme d'autres ministres du gouvernement australien.

"Faire passer l'intérêt national de l'Australie en premier"

Le Premier ministre australien a expliqué que le gouvernement australien avait des réserves "quant au fait que les capacités du sous-marin de classe Attack ne répondaient pas à nos intérêts stratégiques, et nous avions clairement indiqué que nous prendrions une décision basée sur notre intérêt stratégique national".

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"Je ne regrette pas la décision de faire passer l'intérêt national de l'Australie en premier. Je ne le regretterai jamais", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse à Sydney.

Londres défend son approche

De son côté, la nouvelle ministre britannique des Affaires étrangères, Liz Truss, a défendu l'approche de Londres dans l'accord de défense conclu avec Washington et Canberra. Cet accord montre la préparation du Royaume-Uni à "faire preuve de fermeté dans la défense de nos intérêts" et "notre engagement pour la sécurité et la stabilité de la région indo-pacifique", a écrit la cheffe de la diplomatie britannique dans une tribune publiée dans le Telegraph dimanche.


Dans sa tribune, le cheffe de la diplomatie britannique n'a aucunement évoqué les tensions avec la France, et mis en avant le slogan de "Global Britain" sur la place du Royaume-Uni post-Brexit dans le monde, chère au Premier ministre Boris Johnson.
Alors que Paris a rappelé ses ambassadeurs à Washington et Canberra pour consultations, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a en revanche jugé inutile de rappeler l'ambassadrice française à Londres, en ironisant sur l'"opportunisme permanent" du Royaume-Uni, qualifiant le pays de "cinquième roue du carrosse".

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