2 min de lecture Russie

Russie : l'opposant emprisonné Alexeï Navalny entame une grève de la faim

Incarcéré dans une colonie pénitentiaire en Russie, le dissident russe Alexeï Navalny a annoncé entamer une grève de la faim pour protester contre les conditions de sa détention.

Le chef de l'opposition russe Alexeï Navalny, lors d'une audience à Moscou, le 2 février 2021.
Le chef de l'opposition russe Alexeï Navalny, lors d'une audience à Moscou, le 2 février 2021. Crédit : Handout / Moscow City Court press service / AFP
Florise Vaubien
Florise Vaubien et AFP

L'opposant russe Alexeï Navalny, incarcéré dans une colonie pénitentiaire en Russie, a entamé une grève de la faim, a-t-il annoncé sur Instagram mercredi 31 mars. Objectif : protester contre l'absence de soins et les "tortures" qu'il subirait en prison, depuis qu'il a été condamné à deux ans et demi de prison dans une affaire de fraude datant de 2014. 

"Je déclare une grève de la faim pour demander l'application de la loi et pour qu'on laisse un médecin venir me voir", a écrit sur son compte Instagram le dissident âgé de 44 ans, qui dit souffrir de douleurs au dos et aux jambes.

L'homme, détenu dans "un camp de concentration à 100 km de Moscou", a ainsi rapporté des abus et des actes de torture : selon lui, l'administration pénitentiaire russe refuse de lui donner accès à un médecin, de lui fournir des médicaments et le prive de sommeil en le réveillant "huit fois par nuit"

Le Kremlin dément toute maltraitance

De plus, le prisonnier a confié que la direction lui refusait des livres, excepté la Bible, et que les autres détenus "ne nettoient pas autour" de son lit. "Ils disent simplement : 'Alexeï', je suis désolé, mais nous avons simplement peur (...). La vie d'un prisonnier vaut moins qu'un paquet de cigarettes", a-t-il ajouté sur Instagram. 

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Dans un communiqué, les services pénitentiaires russes ont eux assuré qu'Alexeï Navalny recevait "toute l'assistance médicale nécessaire" et que les gardiens respectaient "strictement le droit de tous les condamnés à un sommeil ininterrompu de huit heures".

L'opposant politique a été victime en août d'un empoisonnement au Novitchok, un agent innervant développé par l'URSS à des fins militaires. Il a accusé le Kremlin d'être responsable de cette tentative d'assassinat : le gouvernement russe a toujours nié être impliqué dans cette affaire. 

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