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Royaume-Uni : les Britanniques auront-ils des dindes pour Noël ?

ÉCLAIRAGE - En raison de la pénurie de main-d'œuvre, certains fermiers britanniques ont été contraints de produire moins de dindes cette année et les supermarchés ont revu leurs carnets de commandes à la baisse.

Illustration de dindes dans un élevage en Grande-Bretagne
Illustration de dindes dans un élevage en Grande-Bretagne
Crédit : OLI SCARFF / AFP
Thomas Pierre & AFP

C'est l'une des répercussions du Brexit sur le quotidien des Britanniques, qui pourraient se voir privés de dindes à Noël. Effectif depuis le 1er janvier dernier, le départ de Londres de l'Union européenne complique en effet désormais l'entrée au Royaume-Uni de ses ressortissants. Et face à la pénurie de main-d'œuvre qui affecte le secteur de la volaille, certains éleveurs ont multiplié les petites annonces pour recruter. 

Mais les candidatures se font extrêmement rares. "Ce n'est pas le travail le plus glamour du monde. C'est un travail difficile, c'est l'agriculture, il faut travailler sept jours par semaine" explique ainsi à l'AFP Mark Gorton qui élève des dindes à Norfolk dans l'est de l'Angleterre, et ne compte à ce jour aucun saisonnier, alors qu'il en embauche environ 300 à 400 chaque année. "Nous sommes à six semaines du début de la préparation des dindes pour le marché de Noël et, pour le moment, nous n'avons pas de main-d'œuvre", ajoute-t-il. 

En raison de cette pénurie de main-d'œuvre, certains fermiers ont été contraints de produire moins cette année et les supermarchés ont revu leurs carnets de commandes à la baisse. "Le nombre de dindes a été considérablement réduit (...) c'est un problème à travers tout le pays (...) le problème est fondamentalement le même, il y a une énorme pénurie de main-d'œuvre qualifiée", précise-t-il.

Un secteur très touché

L'élevage de volailles étant un secteur clé de l'économie britannique, le gouvernement a décidé d'accorder 5.500 visas de travail valables jusqu'au 31 décembre, pour faire venir les saisonniers. Mais les fermiers craignent que cette initiative ne change pas la donne. "Est-ce que je quitterais ma maison, mon pays, mon travail, ma sécurité, juste pour venir aider un pays qui m'a dit qu'il ne voulait plus de moi? Je ne le ferais pas" commente Patrick pour qui les travailleurs étrangers se sentent désormais "mal-aimés".

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À l'approche de Noël, les éleveurs semblent résignés: "je vais devoir persuader les gens qui travaillent pour moi que nous allons devoir travailler 18-19 heures par jour, au lieu de 16", explique aussi Patrick. Le secteur de la volaille est un des plus touchés par le manque de main d'œuvre. Mais c'est loin d'être le seul. A l'approche de la saison des fêtes, les producteurs de sapins, les éleveurs de porcs, ainsi que les magasins de jouets redoutent aussi de ne pas pouvoir répondre à la demande en raison du manque de personnel et de chauffeurs routiers.

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