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Retraits de la Russie et de la Chine, monarchies pétrolières bombardées, Hezbollah affaibli... Qui soutient encore l'Iran ?

Engagé dans un conflit ouvert avec les États-Unis et Israël et affaibli après la mort de son guide suprême, samedi 28 février, le régime des Mollahs iranien se retrouve également très isolé suite au retrait de plusieurs de ses alliés.

Vladimir Poutine et Xi Jinping lors d'un grand défilé militaire à Pékin, le 3 septembre 2025.

Crédit : Alexander KAZAKOV / POOL / AFP

Qui soutient encore l'Iran ?

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Qui soutient encore l'Iran ?

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Bénédicte Tassart - édité par Ennio Aparicio-Szkudlarek

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Avec la poursuite des frappes dans le pays ce lundi 2 mars et la mort de son guide suprême, l'Iran semble plus isolé que jamais. Vous avez sûrement entendu le message de condoléances de Vladimir Poutine ce dimanche 1er mars qui a fait sourire toute la planète. 

Le leader russe, responsable de quatre ans de guerre en Ukraine, "regrette" la violation du droit international, en référence aux frappes menées conjointement par les États-Unis et Israël sur l'Iran depuis ce samedi 28 février. 

Mais la Russie n'entend pas approfondir son soutien au régime iranien. Un simple échange téléphonique a eu lieu entre les ministres des Affaires étrangères des deux pays, Moscou prenant soin de préciser qu'il avait été sollicité par Téhéran. De son côté, Vladimir Poutine est accaparé par d'autres priorités, notamment l'enlisement du conflit en Ukraine.

La Chine veut éviter une guerre avec les USA

Qu'en est-il de la Chine ? En plus d'acheter 20% de son pétrole à Téhéran, Pékin fournit du renseignement aux Iraniens, notamment sur les positions américaines dans la région. Ce sont les Chinois qui ont aidé l'Iran à reconstituer son stock de missiles après la guerre des Douze Jours de juin 2025. Téhéran, lui, achète missiles et radars à la Chine. Mieux encore, ses propres fusées contiennent de la technologie chinoise. 

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Mais Pékin va également s'arrêter là. La Chine ne veut pas d'un conflit ouvert avec les États-Unis qui fragiliserait le commerce international. Les relations entre la Chine, la Russie et l'Iran sont basées sur cette haine commune des États-Unis et le sentiment d'avoir été humilié par l'Occident. 

Le reste des alliés en difficulté

Le seul allié qui aide vraiment l'Iran aujourd'hui est le Hezbollah libanais, "succursale" indirecte du régime des Mollahs. Le Liban se retrouve une nouvelle fois plongé dans la guerre suite aux offensives du Hezbollah sur Israël. 

En Irak, des formations chiites proches de Téhéran réagissent également. L'ambassade des États-Unis à Bagdad a d'ailleurs mis en garde, ce dimanche, contre des menaces visant les intérêts américains en Irak, estimant que des manifestations près de son enceinte pourraient devenir violentes.

L'Afghanistan travaille aussi beaucoup avec l'Iran, notamment pour la construction de chemins de fers et de routes entre les deux pays. Mais les talibans sont occupés par leur accrochage avec le Pakistan. 

La République islamique n'a plus d'alliés sérieux. En plus, Téhéran se met à dos les monarchies pétrolières du Golfe en leur tirant dessus. En faisant le pari de régionaliser le conflit, l'Iran coupe tous les fils. 

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