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Flotte fantôme russe : la France peut-elle vraiment affaiblir la Russie en touchant ses navires pétroliers ?

Le parquet de Brest a requis lundi la peine maximale pour refus d'obtempérer à l'encontre du commandant chinois du Boracay, un pétrolier de la flotte fantôme russe arraisonné par la France en septembre au large de la Bretagne. Cet événement met en lumière la stratégie internationale visant à affaiblir économiquement la Russie en ciblant sa flotte de navires fantômes utilisés pour contourner les sanctions.

Le pétrolier, soupçonné de faire partie de la flotte fantôme russe, au large des côtes de Saint-Nazaire, photographié le 1er octobre 2025.

Crédit : Damien MEYER / AFP

Peut-on vraiment affaiblir la Russie en touchant la flotte fantôme ?

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Peut-on vraiment affaiblir la Russie en touchant la flotte fantôme ?

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Bénédicte Tassart - édité par Alexian Giron

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Le parquet de Brest a requis lundi 23 février la peine maximale d'un an de prison et 150.000 euros d'amende pour refus d'obtempérer à l'encontre du commandant chinois du Boracay, un pétrolier de la flotte fantôme russe arraisonné par la France en septembre au large de la Bretagne.

Viser la flotte fantôme est un processus lent mais qui fonctionne pour affaiblir les Russes. "Cette guerre ne se terminera que lorsque la Russie sera au moins économiquement épuisée", analyse le chancelier allemand Friedrich Merz. 

Environ 1.200 navires transportent le pétrole russe depuis la mer Baltique vers des pays éloignés comme l'Inde. Ils arborent souvent un pavillon étranger pour échapper aux sanctions. Le "Grinch", arraisonné par la France, avait un drapeau des Comores. D'autres sont immatriculés en Sierra Leone ou encore au Panama. Plus de la moitié de ces navires sont déjà sous sanctions.

Cela signifie qu'ils ne trouvent pas d'assureur, ni d'équipage. Ils font donc un grand détour au-delà de l'Irlande pour échapper aux contrôles. Mais le droit de la mer ne permet pas toujours de les arrêter. La France n'a intercepté que deux navires et les Américains un seul. Juridiquement, c'est complexe. 

La Russie puise dans ses réserves d'or pour financer sa guerre

Sur la dernière année, les recettes fiscales engrangées par le Kremlin sur les revenus pétroliers ont été divisées par deux. Le commerce du pétrole coûte de plus en plus cher à Moscou. La Russie est donc obligée de faire escorter ses propres navires par des frégates et loue les navires fantômes à des prix de plus en plus élevés. 

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La Russie puise désormais dans ses réserves d'or pour financer sa guerre, la TVA  a augmenté de deux points au 1er janvier 2026 et le coût de la vie augmente pour le consommateur russe. D'autres mesures pour peser sur l'économie de Moscou seront discutées ce lundi 23 février 2026 à Bruxelles. Elles ne seront pas forcément adoptées puisque le hongrois Viktor Orban, pro-russe, menace d'un veto, à chaque fois. 

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