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Le général Benoît Villeminoz, commandant du GIGN, le 11 mai 2026 sur RTL
Crédit : RTL
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Le 10 mai dernier, le procureur de Bordeaux a fait part de sa très grande inquiétude face à la recrudescence des attaques ultra-violentes visant les détenteurs de crypto-monnaies. Dernier exemple mi-avril, le GIGN a dû intervenir pour libérer une mère et son fils de 12 ans, kidnappés dans une affaire de cryptomonnaie.
Sur RTL, le commandant du GIGN, le général Benoît Villeminoz, confirme la nette augmentation de ce type d'intervention. "Actuellement, c'est une des menaces principales, confirme-t-il. Les cryptorapts, c'est vraiment un sujet d'actualité. Il y a d'ailleurs deux situations : la situation de crypto-rapt qui est déjà achevée lorsque nous avons connaissance des faits, là, on appuie les enquêteurs. Et puis, il y a la situation qu'on a décrite avec l'affaire de Lyon, effectivement, où on a des otages en cours. Et là, il faut aller extrêmement vite".
Dans l'affaire du 14 avril, la mère et son fils étaient séquestrés dans un hôtel du Val-de-Marne après avoir été enlevés par quatre hommes cagoulés la veille à leur domicile dans Lyon. "Il s'agit d'une opération extrêmement sensible puisqu'il s'agit d'un enlèvement avec des otages, raconte le général Villemoz. Et lorsque la vie humaine est en jeu, notre devise, c'est s'engager pour la vie. Lorsque la vie humaine est en jeu, on met tous les moyens disponibles dans un temps extrêmement bref pour les libérer".
Ils sont recrutés sur internet pour quelques milliers d'euros pour réaliser un fait : on leur demande d'être violents et ils le sont.
Le général Benoît Villeminoz
Pour intervenir dans un si petit espace, "on met en place un maximum de capacités de l'unité qui sont intégrées, des capacités d'interpellation, des capacités de filature, du renseignement humain, du renseignement technique, poursuit-il. Et on est directement branchés aux enquêteurs, on est capable de vérifier chaque information, de faire des levées de doutes. Et parfois de façon furtive".
"On va exploiter chaque renseignement, on va utiliser chaque indice pour essayer de remonter progressivement aux ravisseurs, explique-t-il. C'est ce qui a été fait à Lyon en moins de 24 heures : on a pu réussir à remonter à cet hôtel avec les éléments que nous donnaient les enquêteurs, vérifier ces informations, retrouver la trace des auteurs et libérer les otages".
Dans les affaires de cryptorapt, le profil des ravisseurs rend le travail des enquêteurs difficile. "Il y a des commanditaires qui sont parfois à l'étranger avec des recrutements via les réseaux sociaux de personnes qui réalisent ces actions. Ils sont recrutés sur internet pour quelques milliers d'euros pour réaliser un fait : on leur demande d'être violents et ils le sont. Ça peut aller jusqu'à la mutilation et la mort est toujours une hypothèse possible puisque quand vous avez des personnes vulnérables, des personnes âgées qui ne sont pas forcément nourries, hydratées, qui sont mutilées. Donc c'est une course contre la montre, il faut les libérer le plus rapidement possible".
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