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Présidentielle américaine : le Texas, va-tout de Trump devant la Cour Suprême ?

ÉCLAIRAGE - Le Texas a déposé un recours post-électoral devant la Cour suprême. Donald Trump veut y croire, alors que les experts en droit lui prédisent déjà le même sort qu'une autre action rejetée mardi.

Donald Trump, le 8 décémbre 2020
Donald Trump, le 8 décémbre 2020
Crédit : TASOS KATOPODIS / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP
Thomas Pierre

C'est l'ultime recours. Donald Trump lui-même aime à le penser comme "The Big One". Et pour cause, toutes ses tentatives pour porter ses accusations de "fraudes massives" devant les tribunaux, se sont avérées infructueuses à renverser le verdict des urnes. Les dizaines de plaintes déposées par ses alliés à travers les États-Unis ont toutes, ou presque, été rejetées ou abandonnées.

Alors quand cette semaine, le Texas tente une dernière action, directement auprès de la Cour suprême, le président américain veut y croire. "Le dossier que tout le monde attend est celui du Texas", "il est très solide, TOUS LES CRITERES SONT REMPLIS", a-t-il tweeté avant de revendiquer formellement le droit "d'intervenir" dans la procédure en tant que candidat à sa réélection.

Soutenus par 17 autres États républicains, "The Lone Star" demande aux 9 sages d'invalider les résultats dans les États-clés de Pennsylvanie, Georgie, Michigan et Wisconsin, tous remportés par Joe Biden. Les autorités locales y auraient violé les lois électorales en étendant l'usage du vote par correspondance.

La "plainte la plus folle"

En portant le recours auprès de la plus Haute juridiction du pays, Donald Trump espère le soutien des trois juges qu'il a nommé (Amy Coney Barrett, Brett Kavanaugh et Neil Gorsuch) pour faire pencher la décision en sa faveur. 

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Les experts en droit électoral jugent pourtant la démarche infondée"C'est un communiqué de presse déguisé en plainte", estime le professeur Rick Hasen sur son site Election blog. "On a un nouveau candidat dans la catégorie 'plainte la plus folle sur les élections'", ajoute son confère Steve Vladeck sur Twitter, qui lui prédit le même sort qu'une autre action rejetée mardi par la Cour suprême. 

Sollicitée une première fois pour bloquer la certification des résultats de l'élection présidentielle en Pennsylvanie, le temple du droit américain a en effet déjà opposé une fin de non recevoir, laissant entendre qu'il n'avait pas l'intention de se mêler de litiges post-électoraux. La Cour Suprême, qui devrait se prononcer d'ici vendredi, pourrait ainsi enterrer définitivement les chances de Trump de renverser l'élection du 3 novembre. 

Une décision qui irait dans l'autre sens serait au contraire un véritable coup de théâtre. Pas sûr que ces "gardiens" de la Constitution américaine veuillent déstabiliser un peu plus une Nation déjà divisée, à quelques jours du vote formel par les "grands électeurs", le 14 décembre, du futur président américain. 

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