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Présidentielle américaine : Kamala Harris et Mike Pence ont mené un débat courtois

Le vice-président Mike Pence, a affronté, mercredi 7 octobre, la colistière de Joe Biden, Kamala Harris. L'épidémie de coronavirus a occupé une place importante dans les débats, menés avec discipline et courtoisie.

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Présidentielle américaine : Kamala Harris et Mike Pence ont mené un débat courtois Crédit Image : Robyn Beck / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Philippe Corbé
Philippe Corbé
édité par Florise Vaubien

Le débat entre les deux candidats à la vice-présidence vient de s’achever. Le vice-président Mike Pence a affronté sa rivale, la sénatrice démocrate Kamala Harris. Un débat bien plus calme que celui qui s'est déroulé entre Donald Trump et Joe Biden, la semaine dernière. Les spectateurs ont pu assister à une conversation polie sans s’inquiéter pour l’avenir de la démocratie américaine et sans terminer avec l’impression d’avoir pris de la caféine en intraveineuse. 

C’est d’ailleurs ce que cherchait Mike Pence, le vice-président, qui est bien plus efficace que le président pour défendre le bilan du trumpisme. On peut même penser que Pence n’aurait fait qu’une bouchée de Joe Biden si le Donald Trump lui avait laissé sa place. Ton policé, rassurant, il ne hausse jamais la voix : il a été habile sur le message économique pour accuser Biden et Harris de vouloir augmenter les impôts et d'enterrer la reprise. Le renouveau économique de l’Amérique est en jeu, a-t-il souligné.

Il a su pointer les ambiguïtés du camp Biden, notamment sur la Cour Suprême et sur l’environnement, et faire passer de manière efficace des messages à l’électorat conservateur. Pence était aussi discipliné que Trump peut être chaotique. Le vice-président avait par ailleurs décidé de ne pas répondre aux questions, mais de dérouler, de parler de ce dont il voulait parler sans respecter les demandes de la modératrice, et ça marche.

Kamala Harris a mis l'accent sur la mauvaise gestion de l'épidémie

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1. Kamala Harris, l'anti-Trump Crédit Image : RTL | Crédit Média : RTL Originals | Durée : | Date :

Kamala Harris a également évité de répondre à certaines questions, pour s’adresser directement au peuple américain, en le mettant en garde, notamment sur les menaces de l’administration Trump sur l’assurance santé. Son meilleur moment, c’était sur la gestion de la pandémie : le plus gros échec d’une présidence dans l’histoire américaine selon elle.

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À plusieurs reprises, l’ancienne procureure a demandé au vice-président de ne pas l’interrompre. "Laissez-moi parler, laissez-moi parler", a-t-elle lancé. La ficelle est un peu grosse et ressemblait à une stratégie pour sous-entendre que Pence ne laissait pas parler une femme. Une tactique de communicant, qui compte aussi dans les débats.

Globalement quand même, Kamala Harris avait décidé de ne pas prendre de risques : une stratégie frappante surtout quand on connaît son habituel style percutant qu’elle tire de son expérience de procureure. Elle aurait pu mener un interrogatoire implacable si elle avait cherché à faire le procès du duo Trump-Pence, mais la démocrate s’est abstenue.

Une débat qui peut peser sur les élections ?

Il serait étonnant que ce débat joue un rôle dans les futures élections présidentielles : puisque Harris a joué en défense, il ne ressort rien d’explosif de cette discussion. Si c’est un match nul, c’est une bonne nouvelle pour le camp Biden Harris, qui a le vent dans le dos dans les derniers sondages

Kamala Harris voulait surtout éviter de dire quelque chose qui aurait pu interrompre cette tendance qu’on constate dans tous les derniers sondages. On retiendra surtout les barrières en plexiglas entre les candidats, et la mouche qui a passé une partie du débat sur la chevelure blanche de Mike Pence. Il est si placide qu’il n’a même pas cherché à la faire s’envoler. 

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