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Trump fixe à 1 milliard de dollars le prix des sièges permanents de son "Conseil de paix" aux missions élargies.
Crédit : Celal Gunes / ANADOLU / Anadolu via AFP
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La paix a n'importe quel prix ? Les États candidats à un siège permanent au "Conseil de paix" proposé et présidé par Donald Trump, devront s'acquitter de "plus d'un milliard de dollars en espèces", selon la "charte" obtenue, ce lundi 19 janvier, par l'AFP.
L'instance avait été initialement conçue pour superviser la reconstruction de Gaza mais sa "charte" ne mentionne pas explicitement le territoire palestinien et lui assigne l'objectif plus large de contribuer à la résolution de conflits armés dans le monde.
"Le Conseil de paix est une organisation internationale qui vise à promouvoir la stabilité, à rétablir une gouvernance fiable et légitime, et à garantir une paix durable dans les régions touchées ou menacées par des conflits", peut-on lire dans le préambule du document envoyé aux pays invités à y siéger.
Le texte de huit pages critique d'emblée les "approches et institutions qui ont trop souvent échoué", dans une allusion claire aux Nations unies, et appelle à avoir "le courage" de s'en "écarter". Il souligne d'ailleurs "la nécessité d'une organisation de paix internationale plus agile et efficace".
Donald Trump est de longue date un critique virulent des Nations unies. Il avait lancé une attaque en règle contre l'organisation, "très loin de réaliser son potentiel" lors de sa dernière Assemblée générale à New York en septembre.
Le locataire de la Maison Blanche sera le "premier président du Conseil de paix", dont les pouvoirs prévus sont très vastes, stipule la "charte".
Dans ce projet, on apprend également que le président américain est le seul habilité à "inviter" d'autres chefs d'État et de gouvernement à l'intégrer. Il peut aussi révoquer leur participation sauf en cas de "veto par une majorité des deux tiers des États membres", et a un droit de regard sur tous les votes.
"Chaque État membre exerce un mandat d'une durée maximale de trois ans à compter de l'entrée en vigueur de la présente charte, renouvelable par le président. Ce mandat de trois ans ne s'applique pas aux États membres qui versent plus d'un milliard de dollars en espèces au Conseil de paix au cours de la première année suivant l'entrée en vigueur de la Charte", ajoute le projet, sans plus de précisions.
Plusieurs pays ou dirigeants ont annoncé avoir été invités à rejoindre le "Conseil de paix" du président américain, sans nécessairement dévoiler leur intention d'y répondre positivement ou pas.
Parmi eux, la France a rappelé, ce lundi, son "attachement à la Charte des Nations unies", "clé de voûte d'un multilatéralisme efficace", selon Paris. "Comme plusieurs autres États, la France a été invitée par les États-Unis à rejoindre le 'Conseil de paix'. En lien avec nos proches partenaires, nous examinons actuellement les dispositions du texte proposé comme fondement de cette nouvelle instance, dont le projet dépasse la seule situation à Gaza", souligne le Quai d'Orsay.
Le Kremlin a indiqué que le président russe Vladimir Poutine avait aussi "reçu une invitation" par "des voies diplomatiques". D'autres dirigeants étrangers, dont le président argentin Javier Milei ou le Premier ministre hongrois Viktor Orban, proches de Trump, ont eux aussi annoncé avoir été invités.
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