3 min de lecture Pétrole

Pétrole : l'Opep prolonge sa baisse de production en juillet

Les membres de l'Opep s'étaient engagés à une réduction historique de leur production.

Un drapeau de l'Opep orne le siège de l'organisation, à Vienne en Autriche. (Illustration)
Un drapeau de l'Opep orne le siège de l'organisation, à Vienne en Autriche. (Illustration) Crédit : ALEXANDER KLEIN / AFP
Chloé
Chloé Richard-Le Bris et AFP

Les membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et leurs alliés se sont accordés samedi 6 juin pour prolonger d'un mois la réduction historique de production auxquels ils s'astreignent depuis plus d'un mois pour stabiliser les prix. "Tous les pays participants ont accepté la possibilité de prolonger d'un mois supplémentaire la première phase des ajustements de la production de mai et juin", indique l'organisation dans un communiqué à l'issue de deux rounds de négociations.

Les membres du cartel et leurs alliés se sont engagés le 12 avril à une réduction historique de leur production de 9,7 millions de barils par jour (mbj) pour les mois de mai et juin, qui devait passer à 7,7 mbj de juillet à décembre, puis à 5,8 mbj de janvier 2021 à avril 2022.
Le ministre algérien de l'Énergie Mohamed Arkab évoque cependant le chiffre de 9,6 mbj, soit 100.000 barils par jour en moins que pour mai et juin, une information qui ne figure pas dans le communiqué de l'Opep.

La différence pourrait s'expliquer par la position du Mexique, déjà réticent aux coupes lors des précédentes négociations. Vendredi, le président mexicain Andres Manuel Lopez Obrador avait écarté au cours de sa conférence de presse quotidienne toute nouvelle baisse de sa production : "Nous ne pourrions pas ajuster davantage notre production", a-t-il déclaré, taclant au passage, sans les nommer, les pays qui n'ont pas rempli "leur part du contrat".

L'Irak et le Nigeria pointés du doigt

Le cartel et ses partenaires ont surmonté les dissensions auxquelles ils ont habitué le marché et dépassé les querelles qui ont porté cette semaine sur le non-respect par certains pays de leurs quotas. Selon les calculs du fournisseur de données Kpler, le groupe n'a réduit sa production que d'environ 8,6 mbj en mai, soit 11% de moins que le volume prévu.

À lire aussi
Un site de production de pétrole à Bakou en Azerbaïdjan. (illustration) crise économique
Coronavirus : pourquoi les groupes pétroliers pas épargnés par la crise

L'Irak et le Nigeria sont pointés du doigt, mais ce dernier a ouvert la porte samedi à une compensation en juillet, août et septembre du surplus pompé depuis début mai. "Nous avons une très bonne ambiance entre les pays Opep et non Opep. Nous travaillons en parfaite symbiose sur les grandes questions", avait assuré plus tôt dans la journée Mohamed Arkab, qui assure par ailleurs la présidence tournante de l'Opep.

Les négociations sont souvent tendues entre la Russie et l'Arabie saoudite, les deux poids lourds de l'entente, qui ont déclenché une courte mais intense guerre des prix après l'échec de précédentes négociations en mars.

Le ministre russe de l'Énergie, Alexandre Novak, a d'ailleurs rappelé l'importance du respect "à 100%" des quotas de coupe par chacun des pays, dans un discours introductif à la conférence diffusé sur le site de l'Opep, un avis partagé par son homologue saoudien le prince Abdelaziz ben Salmane.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Pétrole International Russie
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants