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"Pandora Papers" : plusieurs dirigeants éclaboussés par le scandale se défendent après les révélations

Plusieurs dirigeants et personnalités publiques épinglés dans la vaste enquête intitulée "Pandora Papers" ont démenti les accusations de fraude fiscale. L'ancien ministre Dominique Strauss-Kahn a dénoncé "un mensonge".

L'enquête "Pandora Papers" (illustration)
L'enquête "Pandora Papers" (illustration)
Crédit : LOIC VENANCE / AFP
Florise Vaubien & AFP

"Un mensonge", lance Dominique Strauss-Kahn, "Je n'ai jamais rien fait d'illégal ou de mal", plaide de son côté le Premier ministre tchèque, Andrej Babis. Au lendemain de la diffusion d'une vaste enquête sur l'évasion fiscale, plusieurs dirigeants ont rejeté les révélations de ces recherches menées par le Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ) et qui ont rassemblé 150 médias internationaux. 

Ces travaux, auxquels ont participé quelque 600 journalistes, dévoilent que plusieurs centaines de responsables politiques et leurs proches ont dissimulé des avoirs dans des sociétés offshore, notamment à des fins d'évasion fiscale. Intitulée Pandora Papers, cette étude, qui a mis au jour plus de 29.000 sociétés écran, s'appuie sur quelque 11,9 millions de documents provenant de 14 sociétés de services financiers. 

DSK dénonce "un mensonge"

Au total, ces recherches ont permis d'établir des liens entre des actifs offshore et 336 dirigeants et responsables politiques de premier plan qui ont créé près de 1.000 sociétés dont plus des deux tiers aux Îles Vierges britanniques. D'après nos confrères du Monde, 600 Français apparaissent dans l'étude de l'ICIJ. Dans la plupart des pays concernés, ces faits ne sont pas susceptibles de poursuites judiciaires

Parmi les personnalités épinglées, le roi Abdallah II de Jordanie, l'ancien Premier ministre britannique Tony Blair, la chanteuse colombienne Shakira ou encore l'ancien ministre français Dominique Strauss-Kahn sont mis en cause pour fraude fiscale. L'enquête pointe par ailleurs le "rôle majeur dans l'évasion des taxes" du cabinet d'avocats panaméen Alcogal (Aleman, Cordero, Galindo & Lee), des accusations rejetées par l'entreprise

Je n'ai jamais rien fait d'illégal ou de mal

Le Premier ministre tchèque, Andrej Babis
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Les démentis se sont enchaînés du côté également des dirigeants et personnalités politiques. Ce lundi 4 octobre, Dominique Strauss-Kahn, aujourd'hui consultant et conférencier, a fustigé sur Twitter "un mensonge", rappelant que sa résidence fiscale est établie au Maroc depuis 2013. 

Mis en cause dans ces révélations fracassantes, le Kremlin a rejeté des "allégations infondées". Des accusations selon lesquelles Svetlana Krivonogikh, une femme présentée comme une ex-maîtresse du président Vladimir Poutine par les médias russes, aurait acheté en 2003 un appartement pour quatre millions de dollars à Monaco via des comptes offshore. D'autres proches du président sont également épinglés. 

Le roi Abdallah II de Jordanie, accusé d'avoir créé au moins une trentaine de sociétés offshore, a lui aussi réagi par la voix du Palais royal. Des "informations de presse inexactes, déformées et exagérées", a-t-il dénoncé ce lundi. De même pour le Premier ministre tchèque, Andrej Babis, qui s'était défendu dimanche d'avoir placé 22 millions de dollars dans des sociétés écran pour financer l'achat du château Bigaud, une magnifique propriété située à Mougins, dans le sud de la France. 

Des pratiques "inacceptables", dénonce l'UE

"Je n'ai jamais rien fait d'illégal ou de mal", peut-on lire sur sa page Twitter. L'homme politique dénonce une manipulation : "cela ne les empêche pas d'essayer de me dénigrer et d'influencer les élections législatives tchèques", prévues vendredi et samedi prochain, a-t-il ajouté.

Guillermo Lasso et Patrick Achi ont également réagi aux accusations. Le président équatorien, qui aurait logé des fonds dans deux trusts dont le siège se trouve dans le Dakota du Sud, a assuré déclarer tous ses revenus aux autorités. "J'ai payé les impôts correspondants en Equateur, faisant de moi l'un des principaux contribuables dans le pays à titre personnel", a-t-il expliqué. Le Premier ministre ivoirien, qui contrôlait une société aux Bahamas jusqu'en 2006 au moins selon l'enquête, a lui aussi démenti toute "action illicite".

La présidente de la Commission européenne n'a pas manqué de dénoncer des pratiques "complètement inacceptables". Ursula von der Leyen a plaidé pour que l'UE "travaille davantage" sur la question

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