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Ouragan Dorian : Trump suscite l'indignation en refoulant des réfugiés des Bahamas

L'aide accordée aux Bahamas par les États-Unis est éclipsée par la polémique générée par le président américain, qui craint une arrivée massive de trafiquants.

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Ouragan Dorian : les États-Unis viennent en aide aux Bahamas Crédit Image : LPHOTO PAUL HALLIWELL / MOD / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Philippe Corbé
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édité par Noé Blouin

Les États-Unis essayent d’aider les Bahamas dévastés par Dorian. Le bilan provisoire est de 45 morts. Des équipes de recherche, avec des renforts américains, dont des pompiers de Floride, fouillent les débris, mais les autorités des Bahamas estiment que leur priorité n’est pas de compter les corps. 


L’ouragan a frappé particulièrement Marsh Harbour, sur l’île d’Abaco. Des quartiers entiers ont été dévastés, des bidonvilles bâtis en contreplaqué et en tôle n’ont pas résisté. Beaucoup de pauvres immigrants haïtiens y vivaient, certains d’entre eux sans papiers, il n’y a donc pas de décompte précis des habitants maison par maison. Selon certains survivants, il y aurait des cadavres sous ces montagnes de débris, et il plane une odeur putride… Une odeur de mort. Ce sont les corps en décomposition avec la chaleur. Une décomposition encore plus rapide quand les corps ont été dans l’eau. Il faudra des semaines avant d’avoir une estimation du nombre de morts, et ce ne sera qu’une estimation, car il est probable que tous les corps ne soient pas retrouvés. 

La priorité est pour le moment aux survivants. 70.000 habitants ont tout perdu, ils n’ont ni eau, ni nourriture, ni toit. Des navires de croisières se sont détournés, un célèbre chef américain a distribué près de 100.000 repas. Des bateaux livrent sur les ports des palettes entières de nourriture que les autorités des Bahamas n’ont pas les moyens de prendre en charge, des denrées périssables qui risquent de rester pourrir. Ceux qui ont tout perdu essayent de rejoindre d’autres îles, ou la Floride.

Donald Trump ne veux pas de "gens très mauvais" sur son territoire

Un exode forcé, dans la confusion générale. Dimanche soir des dizaines de personnes qui avaient pu monter dans un ferry, ont dû quitter le bateau avant le départ, avec leurs enfants en pleurs. On leur a annoncé qu’ils devaient rester là, car ils n’avaient pas de visa pour rejoindre les États Unis, alors qu’ils avaient un passeport et la preuve que leur casier judiciaire est vide, ce qui habituellement suffit. Les services américains ont ensuite dit qu'il s'agissait d'une erreur, qu’ils auraient pu prendre le bateau, et d’ailleurs 1.500 autres bahaméens ont pu débarquer en Floride. 

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Le président Trump a cependant déclaré qu’il fallait faire "très attention". Il ne veut pas autoriser l’entrée à ceux qu’il appelle des "gens très mauvais". À l’entendre des membres de gangs et des trafiquants profiteraient de la situation pour essayer d’entrer aux États-Unis.

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