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"Nouvelle nuit de terreur" : l'Ukraine dénonce le "cynisme" des frappes russes dans la nuit, en pleins pourparlers à Abou Dhabi

Les pourparlers à Abou Dhabi marquent les premières négociations directes connues entre Moscou et Kiev sur le plan américain de règlement de la guerre. Mais tôt ce samedi 24 janvier, des frappes russes ont fait au moins un mort dans le pays.

Un membre des services d'urgence ukrainiens éteint un incendie sur le site d'une attaque aérienne à Kiev, le 24 janvier 2026, alors que des frappes russes ont tué au moins une personne.

Crédit : Oleksandr Magula / AFP

AFP - édité par Gabriel Joly

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Des frappes russes ont fait au moins un mort et 27 blessés dans la nuit de vendredi 23 à samedi 24 janvier à Kiev et Kharkiv, dans le nord-est de l'Ukraine. Les alertes aux frappes aériennes ont retenti dans tous le pays alors que des délégations ukrainiennes, américaines et russes sont depuis ce vendredi à Abou Dhabi pour discuter des conditions d'un règlement du conflit.

"Avec cynisme, Poutine a ordonné une frappe de missiles brutale et massive contre l'Ukraine au moment où des délégations se rencontrent à Abou Dhabi pour faire avancer le processus de paix mené par les Américains", a déclaré le ministre des Affaires étrangères ukrainien, Andriï Sybiga, sur X.

"Efforts de paix ? Rencontre trilatérale aux Émirats arabes unis ? Diplomatie ? Pour les Ukrainiens, c'était une nouvelle nuit de terreur russe", a-t-il ajouté

Selon le président Volodymyr Zelensky, la Russie a frappé l'Ukraine avec 370 drones et 21 missiles, touchant de nombreux bâtiments civils, dont une maternité à Kharkiv.

Pourparlers difficiles

Les pourparlers à Abou Dhabi marquent les premières négociations directes connues entre Moscou et Kiev sur le plan américain de règlement de la guerre, qui a fait des dizaines de milliers de morts depuis le lancement de l'invasion à pleine échelle par Moscou en février 2022.

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À l'issue de la première journée, le président ukrainien a déclaré qu'il était "encore trop tôt pour tirer des conclusions". "Il est nécessaire que non seulement l'Ukraine souhaite mettre fin à cette guerre et atteindre une sécurité totale, mais qu'une volonté similaire apparaisse aussi en Russie", a-t-il ajouté.

Disant s'attendre à des pourparlers difficiles, le Kremlin a de son côté répété en préambule exiger de Kiev un retrait de ses forces de ces territoires industriels et miniers de l'est de l'Ukraine aujourd'hui en grande partie contrôlés par la Russie.

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