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"Conseil de paix", "armée la plus puissante au monde", Ukraine : ce qu'il faut retenir du discours de Donald Trump à Davos

En marge du Forum économique mondial de Davos, ce jeudi 22 janvier, Donald Trump a officiellement lancé son "Conseil de paix". Devant les représentants de plusieurs pays, le président américain a multiplié les annonces élogieuses, affirmant avoir mis fin à plusieurs conflits majeurs et promettant un rôle central à cette nouvelle instance dans la résolution des guerres.

Trump inaugure son conseil de paix ce 22 janvier 2026

Crédit : Mandel NGAN / AFP

Yasmine Boutaba

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C’est à Davos que Donald Trump a choisi de lancer officiellement son "Conseil de paix", ce jeudi 22 janvier, une initiative dont la charte, déjà diffusée dans les médias, prévoit une gouvernance largement centralisée autour du locataire de la Maison-Blanche, qui en assurerait la présidence.

Neuf pays font déjà partie de ce conseil, appelé à devenir "l’un des organes les plus importants jamais créés", selon les propos du président américain. Dans un discours très élogieux, Donald Trump a affirmé avoir "arrêté huit guerres en neuf mois", citant avant tout la guerre à Gaza et celle en Ukraine, mais aussi des conflits qui opposent "l’Inde et le Pakistan, la RDC et le Rwanda, ou encore entre Israël et l’Iran".

Le milliardaire a également assuré que des conflits de longue date étaient en voie de résolution, évoquant des guerres qui duraient "depuis des dizaines d’années".

"La guerre à Gaza touche à sa fin" et celle en Ukraine "va être réglée"

Le président américain a déclaré que "la guerre en Ukraine allait être réglée", affirmant qu’elle "n’aurait jamais commencé s’il avait été au pouvoir". Donald Trump a nuancé cela en confiant qu'il ne "pensait pas que ce conflit - précisément - allait être si difficile".

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Concernant le conflit à Gaza, il a assuré que celui-ci était "en train de toucher à sa fin", évoquant la libération de 20 otages, la fin de la faim, "on n'entend plus parler de gens qui meurent de faim'" a-t-il dit, ainsi que la perspective d’une démilitarisation complète du territoire.

Donald Trump a cependant tenu des propos très fermes à l’égard du Hamas, conditionnant toute issue à un désarmement total. "Ils sont nés avec des armes dans les mains", a-t-il ironisé à propos du mouvement islamiste. Il a également évoqué le Hezbollah en Iran qui représente un sujet à traiter.

"Les menaces sont en train de baisser au Moyen-Orient"

Le président américain a longuement insisté sur le Moyen-Orient, affirmant avoir réduit les menaces dans la région grâce à une politique de fermeté militaire. Il a revendiqué la destruction des capacités nucléaires de l’Iran lors d’une opération baptisée "marteau de minuit", ainsi que "l’anéantissement de l’État islamique", rappelant l’élimination d’Abou Bakr al-Baghdadi durant son premier mandat qu'il a qualifié "d'extraordinaire".

Ce dernier a aussi évoqué des avancées avec la Syrie, notamment la levée de sanctions pour "donner de l’oxygène" au pays. Le chef d'État a résumé : "Les menaces sont en train de baisser au Moyen-Orient. Il y a un an le monde était semé de vastes conflits", en évoquant aussi la protection des Chrétiens. 

Une paix mondiale grâce à "l'armée la plus puissante au monde"

Pour Donald Trump, la sécurité mondiale passe avant tout par la puissance des États-Unis avec "l'armée la plus puissante au monde" selon ses propos.

Le locataire de la Maison-Blanche a mis en avant l’augmentation massive du budget militaire américain, évoquant un investissement de 1.000 milliards de dollars, appelé à atteindre "1.500 milliards de dollars. "Lorsque l’Amérique est florissante, le monde entier est florissant. Les gens seront très heureux de ces investissements", a-t-il martelé, liant paix et suprématie militaire. Et cette même armée a "permis de capturer le président hors la loi Maduro et le peuple vénézuélien en est très heureux" s'est-il vanté.

Au-delà de la "paix dans le monde", le chef d'État a ailleurs, abordé l'éradication de la drogue aux États-Unis. "Nous avons une diminution de 98,8%, on a stoppé toutes les importations", notamment celles par voie maritime. Mais aussi le frein de "l'invasion terroriste".

Le "Conseil de paix" travaillera "en coordination" avec l'ONU

Le président américain s'est, par ailleurs, montré critique à l’égard de l'Organisation des Nations unies (ONU), estimant que l’organisation n’avait pas su "exploiter son potentiel" pour résoudre les conflits internationaux. Il a toutefois affirmé vouloir coopérer avec elle à l’avenir, tout en soulignant que les huit conflits qu’il dit avoir réglés l’ont été "sans aucun recours à l'organisation internationale."

À l’issue de son intervention, Donald Trump a annoncé qu’il allait "signer et ratifier" le "Conseil de paix". Présenté comme un outil au service "non pas des États-Unis, mais du monde", ce conseil doit, selon lui, poser les bases d’"une paix durable dans le monde" et d’"un avenir plus sûr ensemble".

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