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Mort de George Floyd : ses derniers mots enregistrés par les caméras des policiers

Un enregistrement, tiré de caméras portées par les policiers impliqués dans la mort de George Floyd, a révélé ses derniers mots. Il a ainsi répété plus de vingt fois qu'il ne pouvait respirer, parlant de ses enfants et de sa mère et disant que les policiers qui le maintenaient au sol allaient le "tuer".

La mort de George Floyd a suscité l'indignation aux États-Unis
La mort de George Floyd a suscité l'indignation aux États-Unis Crédit : Stephen Maturen / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP
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Sarah Rozenbaum et AFP

Une retranscription, tirée des caméras individuelles des policiers impliqués dans la mort de George Floyd, déposée mardi 7 juillet auprès d'un tribunal du Minnesota par l'un d'entre eux, révèle de nouveaux détails sur le déroulement du drame et notamment sur les derniers mots qu'il a prononcés.


Lors de son arrestation, Floyd a supplié les agents de ne pas le placer dans le véhicule de police car, disait-il, il était claustrophobe et en difficulté physique. Tandis qu'ils tentaient de l'y faire entrer de force, Floyd a crié qu'il ne pouvait pas respirer et qu'il allait "mourir là-dedans".

Il a ensuite déclaré, d'après la retranscription : "Maman je t'aime. Dis à mes enfants que je les aime. Je suis mort". Il a mentionné sa mère et ses enfants à plusieurs reprises par la suite et a répété plus de vingt fois "Je ne peux pas respirer".

Ils vont me tuer. Je ne peux pas respirer.

George Floyd, lors de son arrestation
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Les policiers lui ont alors demandé de "se détendre", lui déclarant qu'il "va bien" et qu'il "parle normalement". Lorsque George Floyd a affirmé que les policiers allaient le tuer, Derek Chauvin, inculpé de meurtre pour s'être agenouillé sur son cou, a rétorqué en criant : "Alors arrête de parler, arrête de crier, ça nécessite une sacrée quantité d'oxygène de parler".

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Les derniers mots de la victime ont été : "Ils vont me tuer. Ils vont me tuer. Je ne peux pas respirer".

Cette retranscription a été déposée par le policier Thomas Lane pour tenter d'obtenir du juge un abandon des poursuites contre lui pour complicité de meurtre. Des inculpations identiques pèsent sur les deux autres policiers, Alexander Kueng et Tou Thao. Les quatre policiers risquent jusqu'à 40 ans de prison.

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