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Matteo Salvini : "On n'est pas loin du style Mussolini", dit Mazerolle sur RTL

ÉDITO - Olivier Mazerolle donne son sentiment sur les deux "dynamiteurs de la démocratie" : Matteo Salvini et Boris Johnson, qui font trembler l'Italie et le Royaume-Uni.

oeil monde - L'oeil de... Natacha Polony & Andréa Bescond & Philippe Caverivière & Olivier Mazerolle iTunes RSS
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Salvini : "On n'est pas loin du style Mussolini", dit Olivier Mazerolle sur RTL Crédit Image : Luigi Mistrulli/SIPA | Crédit Média : RTL | Date :
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Olivier Mazerolle édité par Esther Serrajordia

Matteo Salvini et Boris Johnson sont deux dynamiteurs de la démocratie aux profils parfois similaires. Tout le monde aujourd'hui se réjouit en se disant : ça y est, les Italiens ont trouvé un gouvernement avec Giuseppe Conte et donc Salvini est renvoyé dans ses vestiaires.

Mais on a affaire à quelqu'un qui a réussi le tour de force de transformer un parti régional en un parti national, et ce n'était pas joué d'avance. À une certaine époque, il était favorable à l'Europe contre les Italiens du sud. Il disait "Au secours, voilà les Napolitains qui arrivent, et ça pue tellement que même les chiens s'enfuient".

Alors comment Matteo Salvini a réussi son coup pour être un leader national ? Il a exploité le marasme politique italien et l'arrivée des immigrés en grande quantité à partir de 2013. Lorsqu'ils sont arrivés, les Européens ont dit aux Italiens : "Débrouillez-vous". Et Salvini, à ce moment-là, se dit que le ressort pour qu'il arrive au pouvoir, c'est d'aller du côté de ceux qui ont une revanche à prendre.

Matteo Salvini a été très loin dans ses propos

Il a alors dit aux Italiens du sud, chez qui arrivaient les immigrés : "En fait, les métèques, ce ne sont pas vous, ce sont ceux qui arrivent de l'autre côté de la Méditerranée". Il a été très loin en justifiant le mitraillage de six Africains dans une ville italienne en expliquant que tout ça était bien malheureux mais que c'était provoqué par le fait qu'on acceptait l'arrivée des immigrés en grande masse.

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Matteo Salvini a dit : "Le fascisme a fait des grandes choses". Et, récemment, Giuseppe Conte, quand il a démissionné, a dénoncé son attitude qui appelait les Italiens à descendre dans la rue, donc là on n'est pas loin du style Mussolini. 

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