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Union européenne : quand la France refusait de participer à un programme sur les manifestations

Entre 2010 et 2013, neuf pays européens ont décidé de réformer le mode d'action des forces de l'ordre, lors des manifestations.

Des heurts d'une très grande violence sur les Champs-Élysées, en marge des "gilets jaunes", samedi 16 mars 2019
Des heurts d'une très grande violence sur les Champs-Élysées, en marge des "gilets jaunes", samedi 16 mars 2019
Crédit : Zakaria ABDELKAFI / AFP
Marie-Pierre Haddad

Le tournant de la 18ème manifestation. L'exécutif admet un "échec" dans la gestion des violences lors de la manifestation des "gilets jaunes", samedi 16 mars. Sous pression, Emmanuel Macron a écourté son week-end au ski et a mis en garde les ministres et les manifestants : "Maintenant, c'est terminé"

Mais comment la situation a-t-elle pu dégénérer ? Certains mettent en cause le modèle d'action des forces de l'ordre qui privilégient le contact avec les manifestants. Faut-il revoir cette stratégie ? Cette question ne se pose pas seulement à la France, mais aussi à d'autres pays européens. Et cela depuis plusieurs années. 

En effet, Le Monde indique dans un article datant de janvier dernier qu'"entre 2010 et 2013, neuf pays européens ont participé au programme de recherches Godiac (Good practice for dialogue and communication as strategic principles for policing political manifestations in Europe), soutenu par l’Union européenne". Objectif ? "Trouver de nouveaux moyens d’apaiser les relations souvent tendues entre citoyens et forces de l’ordre lors des manifestations politiques", peut-on lire. 

Enclencher une "désescalade"

Mais la France a décidé de ne pas intégrer ce programme. Un choix qui est peu à peu remis en question. "La technicité des forces mobiles françaises, reconnue, n’est pas remise en cause. Mais la réflexion est en cours sur la pédagogie pendant les manifestations, et il faut aller dans cette direction", explique Grégory Joron, délégué national des officiers des Compagnies républicaines de sécurité (CRS) au syndicat Unité SGP Police Force ouvrière.

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À titre d'exemple, en Allemagne, la stratégie est celle de la "désescalade" et le fait d'éviter toutes confrontations physique. De même pour l'Espagne qui a créé un département de médiation avec des policiers formés en psychologie ou en sociologie. 

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