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Des libanais blessés par des bombardements israéliens à Mieh Mieh, dans la banlieue sud de Beyrouth, le 13 mars.
Crédit : Mahmoud ZAYYAT / AFP
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Le bilan s'alourdit au Liban. Les frappes israéliennes se poursuivent sur Beyrouth, avec un bilan d'au moins 770 morts et plus de 2.000 blessés, selon les autorités. Un centre de santé a été frappé ce samedi 14 mars matin, l'attaque a tué au moins douze membres du personnel de santé.
"Douze médecins, ambulanciers et infirmiers en service au centre ont été tués, et un autre soignant a été blessé", a détaillé le ministère de la Santé libanais dans un communiqué. Il précise que cette attaque "est la deuxième contre le secteur de la santé en quelques heures".
Depuis le début de l'offensive israélienne, les Libanais, notamment ceux qui résident dans la capitale et ses alentours, vivent dans la peur constante. Dans le quartier de Bachoura, situé en plein centre-ville, trois missiles sont envoyés sur un bâtiment suspecté par Israël d'abriter des activités du Hezbollah. Les habitants du quartier évacuent dans la précipitation à pied ou en scooter avec seulement quelques affaires en main.
"On sent l'odeur de la poudre, on entend le bruit des bombardements avec mes enfants. Je ne peux même pas parler de ce que je ressens. J'aimerais être chez moi en sécurité, mais je regarde les actualités tout le temps pour savoir si je dois évacuer. "Il n'y a pas d'endroit sûr, ni ici ni ailleurs ", confie au micro de RTL une habitante qui n'a pu emporter avec elle que quelques peluches et une trousse pour ses enfants.
À quelques mètres de là, c'est la corniche de Beyrouth qui a été visée cette semaine par plusieurs frappes. Le bord de mer où se réfugient par milliers ces Libanais qui ont fui les bombardements dans le sud. Ahmad en fait partie. Il fume une cigarette sous une bâche en plastique à un matelas posé à même le sol.
"On était allongés ici et on a entendu une explosion puis une deuxième. Mais qu'est-ce qu'on est censé faire ? On va rester ici et prier. Il n'y a nulle part où se réfugier", souffle le père de quatre enfants. Il surveille au loin sa cadette de 8 ans en train de jouer avec un ballon. Quel avenir y a-t-il pour elle sous les bombes, demande-t-il sans attendre de réponse.
L'hôpital Sacré-Cœur, situé aux portes de la banlieue sud de Beyrouth, est un des rares établissements qui peut encore soigner les blessés. Il reçoit désormais les patients des cinq autres hôpitaux de la banlieue sud fermés à cause des bombardements. Le personnel est éprouvé, certains dorment sur leur lieu de travail. C'est notamment le cas de Hassan, ingénieur en biologie.
"Les bombardements ont commencé très vite. Les gens sont allés dans la rue sans vraiment savoir que faire. Nous, on a été obligés de quitter notre maison. Maintenant, c'est bon, j'arrive à me concentrer sur mon travail, mais en même temps, je lis toujours l'actualité. Je garde quand même le moral, car je crois qu'à la fin, Israël partira d'ici", espère-t-il.
Liban : nous avons pu entrer à l'hôpital du Sacré Cœur, à la limite de la banlieue sud de Beyrouth
00:04:14
Les stocks en médicaments de l'hôpital s'épuisent petit à petit après deux semaines de bombardements. En temps normal, l'établissement doit toujours avoir quatre mois de réserve. Aujourd'hui, il peut encore tenir quatre semaines.
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