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Cette image tirée d'une vidéo AFPTV filmée le 3 mars 2026 montre de la fumée s'élevant dans les airs après des frappes israéliennes sur la banlieue de Beyrouth.
Crédit : Kamal MEHANNA / AFPTV / AFP
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Au cinquième jour de l'opération "Fureur épique", Israël intensifie ses frappes au Liban et promet de poursuivre son offensive jusqu’au désarmement du Hezbollah. Un déluge de feu s’abat sur le sud du pays où le Tsahal a lancé une opération terrestre. Plus de 58.000 personnes ont dû fuir. La capitale libanaise, Beyrouth, a également été visée cette nuit par des missiles israéliens.
Face à la régionalisation du conflit, la population libanaise est plus que jamais divisée, déchirée entre les pro et les anti Hezbollah. Cela fait deux jours et deux nuits que Hamad et sa famille dorment à même le sol, sur un trottoir du centre-ville. Pas de matelas, ni même une couverture pour se réchauffer, avec sa maman, son frère et sa sœur ils n’ont pas trouvé de places dans les écoles qui accueillent les réfugiés des villages du sud Liban.
Le jeune homme de 21 ans, ajuste ses lunettes de soleil pour masquer les cernes qui se creusent sous ses yeux. "Quand le Hezbollah a commencé à tirer vers Israël, on est parti sans réfléchir. On a rien pris du tout, je porte les mêmes vêtements depuis 2 jours", confie-t-il.
Les conditions sont extrêmes, précaires, mais peu importe. L’action du Hezbollah qui a fait entrer le Liban dans la guerre et provoqué le déluge de feu d’Israël était nécessaire selon Hamad. Cet habitant du sud du pays est un fidèle partisan du mouvement chiite.
"Si je n’avais pas ma famille à protéger, je serais encore en train de résister avec le Hezbollah à la frontière. Je soutiens à 100% le mouvement. Israël allait nous bombarder dans tous les cas, donc il fallait agir ! Beaucoup de gens au Liban, des citoyens et l’armée veulent essayer de nous empêcher de résister, mais ils n’y arriveront pas ! Le Hezbollah fera fuir l’envahisseur, personne ne pourra nous arrêter", lance-t-il.
Le gouvernement libanais, jusque-là inoffensif et impuissant, a interdit les actions militaires du Hezbollah et ordonne le désarment du mouvement. Dans la rue, de plus en plus de Libanais, de toute confession ne veulent qu’une chose : mettre un terme à cette guerre sans fin. "Le Hezbollah, c'est un projet politique qui n'a rien à voir avec le Liban, qui ne représente aucune forme de résistance. Pour moi, une résistance est une force qui est là pour défendre un pays, pas pour attaquer d'autres pays", estime Philippe, propriétaire d’un hôtel dans l’ouest de la ville.
Les récentes déclarations du gouvernement libanais sont pour lui "un virage qui est essentiel". "Après, dans l'application de cette décision, c'est beaucoup plus compliqué. Le gouvernement libanais ne va pas engager l'armée libanaise dans des combats avec le Hezbollah", ajoute-t-il. "Quand ça va finir ? Comment ça va finir ? Jusqu'où ils vont arriver dans leur invasion ? Est-ce qu'ils arriveront aux portes de Beyrouth ? Cette incertitude pèse très lourd".
La fin de la guerre est-elle devenue une chimère ? "Non", répond malgré tout Philippe, qui reprendra peut-être un jour cette devise nationale. Liban uni, paix infinie.
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