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Des habitants de la banlieue sud de Beyrouth fuient la zone après que l’armée israélienne a menacé toute la région de Dahiyeh d’un ordre d’évacuation le 5 mars 2026 à Beyrouth, au Liban.
Crédit : Daniel Carde / GETTY IMAGES EUROPE / Getty Images via AFP
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À Beyrouth, la tension est montée brutalement après l'ordre d'Israël d'évacuer la banlieue sud de la capitale libanaise. Des centaines de milliers de personnes sont désormais poussées à fuir.
Ce jeudi 5 mars, le claquement des balles de kalachnikov résonne dans le ciel de la banlieue sud. Des hommes du Hezbollah tirent en l'air pour alerter la population : "Il faut partir". Très vite, la panique gagne les rues. Des familles entières fuient comme elles peuvent. Sur certains scooters, ils sont quatre serrés sur la selle. Un père tient son bébé de quelques mois dans les bras, une seule main sur le guidon pour avancer.
Dans les rues, les embouteillages deviennent monstres. Les klaxons retentissent sans cesse. Les radios sont poussées au maximum pour tenter d'obtenir des informations sur les futures frappes israéliennes. Au milieu de cette foule pressée, une jeune femme glisse quelques mots à RTL : "Il faut que ça s'arrête, c'est un cauchemar."
Autour, les habitants passent sans même s'arrêter. Un simple geste de la main pour demander de laisser passer. Personne n'a le temps de parler, il faut fuir.
Parallèlement, d'autres déplacés arrivent du sud du pays et de villes pilonnées par l'armée israélienne. Femmes, hommes et enfants abandonnent tout derrière eux : maison, travail, souvenirs.
Sur l'autoroute menant à Beyrouth, les voitures s'entassent, parfois chargées d'un matelas sur le toit. Par endroits, la circulation est totalement paralysée. Une fois dans la capitale, certains n'ont nulle part où aller. Des familles passent la nuit dans la rue.
Devant une école, une mère et ses trois enfants attendent dans l'espoir de trouver refuge. Mais l'établissement refuse d'ouvrir ses portes aux déplacés. Une passante, choquée, lui lance de forcer le portail. La mère s'approche, bouleversée, et raconte son périple au micro de RTL.
"On a passé trois jours sur la route. Notre voiture est tombée en panne. On s'est débrouillé pour arriver ici comme on a pu, en faisant du stop. La dernière fois, on avait été accueillis dans les écoles, mais là, il n'y a pas assez d'endroits où aller. Il y a trop de réfugiés, des réfugiés partout. Nous, on vient en fuyant les explosions, mais personne ne veut nous accueillir. Ils veulent quoi ? Qu'on reparte sous les bombes ? On veut garder notre dignité, c'est tout. Il faut que la guerre se termine."
Sur la plage de Beyrouth, certains ont finalement installé des tentes de fortune pour tenter de passer la nuit et se protéger du froid. Les hôtels sont pleins. Ces centaines de milliers de réfugiés ont fui la guerre, mais elle n'est pas derrière eux : la banlieue sud, visée par Israël, se trouve à seulement quelques centaines de mètres.
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