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Lors de la réalisation des travaux de recherche sur le territoire de la région de Fuzuli en Azerbaïdjan, des groupes opérationnels mobiles spéciaux ont trouvé un projectile de 122 mm rempli de 3,6 kg de phosphore blanc (P-4), le 18 novembre 2026.
Crédit : Maya Baghirova / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
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Human Rights Watch accuse Israël d’avoir utilisé "illégalement" du phosphore blanc dans des zones habitées du sud du Liban, début mars, lors de son offensive contre le Hezbollah. "L'armée israélienne a illégalement utilisé des munitions au phosphore blanc tirées à l'artillerie au-dessus d'habitations le 3 mars 2026, dans la localité de Yohmor, dans le sud du Liban", a affirmé l'ONG dans un communiqué.
HRW dit avoir "vérifié et géolocalisé sept images montrant des munitions au phosphore blanc" qui ont explosé "au-dessus d'une zone résidentielle" et des agents de la Défense civile libanaise intervenant pour éteindre un incendie touchant des maisons, "qui a probablement été causé par des morceaux de feutre imprégnés de phosphore blanc".
L’armée israélienne indique ne pas être en mesure de "confirmer l’utilisation de munitions au phosphore blanc au Liban", tout en rappelant que sa doctrine prévoit de ne pas recourir à ce type d’armes "dans des zones densément peuplées, sauf exception".
Les autorités libanaises et HRW ont déjà accusé par le passé Israël d'avoir brûlé des régions boisées et des terres agricoles dans le sud du pays en les bombardant au phosphore blanc. Ces précédents, notamment en 2023 et 2024, "ont mis les civils en grave danger et contribué au déplacement de civils", selon HRW.
Le phosphore blanc est une substance chimique solide, généralement jaunâtre ou incolore, à l’odeur caractéristique d’ail. Très réactif, il s’enflamme spontanément au contact de l’oxygène. Les militaires l’emploient pour générer des écrans de fumée ou comme agent incendiaire.
Au contact de la peau ou des vêtements, il provoque des brûlures particulièrement sévères, difficiles à maîtriser, et peut entraîner des lésions profondes, parfois jusqu’aux os, indique l'OMS. Sa combustion libère une fumée toxique, dangereuse pour les yeux et les voies respiratoires, en raison de la présence d’acides phosphoriques et de phosphine.
Le phosphore blanc n’est pas classé comme une arme chimique selon la Convention sur les armes chimiques, car il agit principalement comme agent incendiaire et non par effet toxique direct sur les organismes vivants. Son utilisation peut toutefois être interdite par le Protocole III de la Convention sur certaines armes classiques, notamment s’il est employé intentionnellement comme arme incendiaire contre des civils.
En revanche, d’autres usages, comme l’éclairage d’un champ de bataille, restent autorisés. Pour déterminer si l’emploi du phosphore blanc est illégal, il est nécessaire d'enquêter pour déterminer si son usage dans un contexte donné dépasse le cadre autorisé.
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