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Des bâtiments détruits à Gaza, le 11 février 2026.
Crédit : MAJDI FATHI / NurPhoto / NurPhoto via AFP
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Le Hamas est toujours là, et bien là. Plus de deux ans après les attaques du 7-Octobre en Israël et après avoir été décapité militairement par plus de vingt mois de frappes, l'organisation s'est reconstituée, en particulier depuis qu'une trêve a été instaurée il y a quatre mois avec le plan Trump.
Ce plan prévoit l'installation d'un comité technique, composé de technocrates palestiniens, chargé de gérer les affaires civiles de Gaza. Mais en attendant qu'il puisse rentrer dans l'enclave dévastée, le Hamas a nommé de nouveaux responsables administratifs dans plusieurs zones, en a embauché d'autres, et a promu certains membres qui étaient dans son administration propre.
Son objectif, non-dit bien sûr, est de faire recruter ces citoyens qui sont des civils peu connus donc moins repérables par le futur comité qui gérera Gaza, de les intégrer au sein de cette gouvernance. Autrement dit : au lieu de se rendre, le Hamas fait de l'entrisme.
Le Hamas va même plus loin et voudrait faire éponger ses dettes. Les islamistes ont remis récemment aux médiateurs internationaux - l'Egypte et le Qatar - un relevé financier détaillé qui inclut les arriérés de paiements dus à ses employés civils et militaires ainsi que les dettes que le Hamas avait accumulées envers des entreprises et des commerçants de Gaza. Tout cela se monte, selon nos informations, à environ 1,5 milliard de dollars.
C'est un message politique clair : le Hamas se considère comme une composante essentielle de la structure administrative de Gaza. Toute formule de gestion future ne pourrait donc l'ignorer, et cela alors que le mouvement islamiste n'est toujours pas prêt à remettre ses armes.
Même s'il ne lui reste plus beaucoup d'armes lourdes et qu'il n'entend pas non plus livrer la carte de ses dizaines de kilomètres de tunnels où il les cachent. Des armes qu'il cherche aujourd'hui à négocier contre justement tout ses employés civils qui lui permettraient d'exister voire même de contrôler une future gouvernance de la bande de Gaza.
Depuis plusieurs mois, les islamistes ont par ailleurs pris possession de l'Institut français de Gaza, là où depuis des décennies de nombreux Palestiniens ont appris le français, un lieu de rencontres loin des interdits entre hommes et femmes imposés par le Hamas. Ils y conduisent des interrogatoires de personnes qu'ils jugent à leurs yeux suspects, selon une source diplomatique arabe en Egypte.
Ils profitent de l'absence de tout personnel français ou même des Palestiniens qui y travaillaient avant. Absente, la France ne peut rien faire, comme elle n'avait pu rien faire lorsque l'armée israélienne avait frappé en novembre 2023 ce symbole de la présence française à Gaza. Juste après, le Hamas était déjà venu inspecter le centre culturel français. Une autre preuve de la résilience d'une organisation, un peu trop vite enterrée.
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