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Japon : début mouvementé du procès d'un tueur de 19 handicapés mentaux

Le procès de Satoshi Uematsu, âgé de 29 ans, a du être interrompu en raison de son agitation. Ce dernier est jugé pour le meurtre de 19 handicapés mentaux, en 2016, dans la banlieue ouest de Tokyo. Le verdict est attendu le 16 mars.

Croquis représentant Satoshi Uematsu, accusé du meurtre de 19 personnes handicapées, lors de son procès au tribunal de Yokohama, le 8 janvier 2020.
Croquis représentant Satoshi Uematsu, accusé du meurtre de 19 personnes handicapées, lors de son procès au tribunal de Yokohama, le 8 janvier 2020. Crédit : Masato YAMASHITA / JIJI PRESS / AFP
Camille Descroix
Camille Descroix
et AFP

Le procès d'un Japonais jugé pour le meurtre de 19 handicapés mentaux en 2016 s'est ouvert de façon mouvementée mercredi 8 janvier, à Yokohama (ouest de Tokyo). La séance a été rapidement interrompue en raison de l'agitation de l'accusé.

Dès le début, Satoshi Uematsu, âgé de 29 ans, a reconnu les faits à la barre. Ses avocats ont toutefois plaidé qu'il ne pouvait être déclaré pénalement responsable en raison de ses troubles psychiatriques à l'époque des faits.

Puis, l'accusé, costume bleu marine et cheveux longs réunis en queue de cheval, s'est mis à gesticuler violemment, a constaté une journaliste de l'AFP sur place. Il aurait tenté d'introduire quelque chose dans sa bouche, poussant les gardiens à intervenir pour le maîtriser et la cour à interrompre la séance jusqu'en début d'après-midi.

Un itinéraire meurtrier

Le 26 juillet 2016, il s'était infiltré en pleine nuit dans un centre pour handicapés mentaux à Sagamihara, dans la grande banlieue ouest de Tokyo où il avait auparavant travaillé. Il était passé de chambre en chambre pour poignarder les résidents, laissant 19 morts et 26 blessés, dont la moitié grièvement.

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Il s'était ensuite rendu lui-même à un commissariat de police, avec ses couteaux ensanglantés sur lui, pour déclarer et reconnaître son crime. Jugé pour six chefs d'accusation, dont celui d'homicide volontaire, il encourt jusqu'à la peine de mort. Le verdict est attendu le 16 mars.

La tuerie de Sagamihara, une des pires de l'histoire récente du Japon, avait horrifié le pays, où le taux de criminalité est extrêmement faible. L'opinion publique avait aussi été choquée par les motivations de Satoshi Uematsu, liées à sa haine déclarée des handicapés mentaux, et par son absence de remords revendiquée. Les handicapés mentaux "n'ont pas d'âme" et leur vie n'a "aucun sens", avait-il ainsi déclaré dans un entretien accordé en prison au journal Mainichi Shimbun.

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