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"J'ai subi des attouchements" : des militants français de la "flottille pour Gaza" arrêtés par Israël dénoncent des violences et des humiliations

Plusieurs militants français de la "flottille pour Gaza", arrêtés par les forces israéliennes puis expulsés, dénoncent vendredi 22 mai des violences subies pendant leur détention. Mercredi, le ministre Itamar Ben Gvir, avait partagé une vidéo montrant des dizaines de militants agenouillés sur le sol, les mains liées.

Des militants de la flottille Sumud détenus par les forces israéliennes dans le port d’Ashdod (Israël), le 20 mai 2026.

Crédit : ITAMAR BEN GVIR/X

AFP - édité par Athénaïs Cornette de Saint Cyr

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Des témoignages choquants. Vendredi 22 mai, à leur retour en France, plusieurs membres français du groupe "flottille pour Gaza", capturés par Israël dans la Méditerranée puis renvoyés en Turquie, ont dénoncé des "violences", "attouchements" et "humiliations" subis sous la garde des forces israéliennes pendant leur détention. 

Sous les cris "Et vive la lutte du peuple palestinien" lancés par les dizaines de personnes venues les accueillir, huit Français sont arrivés vendredi après-midi à l'aéroport Charles-de-Gaulle à Roissy. "On nous a fait passer un par un dans un conteneur noir, j'ai subi des attouchements", a assuré devant la presse Meriem Hadjal, militante capturée le 18 mai. 

Cette Française de 38 ans a affirmé, émue, que sur ce bateau les transférant en Israël, un soldat "a commencé à [lui] toucher la poitrine". "Ensuite j'ai pris des grosses claques assourdissantes au niveau de la tête, les attouchements ont continué". À Ashdod, dans le sud d'Israël, "on a eu affaire à la police de Ben Gvir qui a été extrêmement violente avec nous, humiliante, déshumanisante", a ajouté cette aide-soignante, en référence au ministre israélien de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir.

Une vidéo condamnée par Benyamin Netanyahu

Sur X, le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a partagé mercredi une vidéo montrant plusieurs dizaines de militants agenouillés, les mains liées. Benyamin Netanyahu a lui-même jugé que ces images n’étaient pas conformes "aux valeurs d’Israël".

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Adrien Bertel, 33 ans, a évoqué "des passages à tabac" dans le noir. "Moi par exemple, j'avais du vernis sur les ongles, ils m'ont tout de suite dit 'gay', homophobie assumée, du coup couche de violence supplémentaire", a assuré le trentenaire.

Pendant 36 heures, on a dormi avec les menottes, dans le dos, on est allé aux toilettes avec les menottes

Yasmine Scola, militante française

"Pendant 36 heures, on a dormi avec les menottes, dans le dos, on est allés aux toilettes avec les menottes, c'est un effet de torture assez important quand même", a dénoncé Yasmine Scola, 29 ans. Elle a parlé de "parades" humiliantes auxquelles étaient soumises les femmes, parfois "agenouillées", devant des soldats les insultant ou rigolant.

Sollicitée un peu plus tôt par l'AFP pour réagir à des accusations de violences physiques et psychologiques, harcèlement sexuel, agressions et viols, l'administration pénitentiaire israélienne (IPS) les a qualifiées de "fausses et dénuées de tout fondement factuel".

Partis de Turquie, les quelque 430 militants de la "Global Sumud Flotilla" ("sumud" signifie "résilience" en arabe) voulaient attirer l'attention sur la situation humanitaire dans la bande de Gaza, dévastée par plus de deux ans de guerre, en brisant le blocus maritime imposé par Israël.

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