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Le gilet du journaliste palestinien Abd Shaat, tué dans une frappe israélienne le 21 janvier 2026, présent lors de ses funérailles le 22 janvier 2026, à Gaza.
Crédit : Anas Zeyad Fteha / ANADOLU / Anadolu via AFP
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Cent-vingt-neuf journalistes et employés de presse ont été tués au cours de l'année 2025 dans le monde, selon le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), qui impute la responsabilité à l'État d'Israël dans les deux tiers des cas.
"L'armée israélienne a désormais commis davantage d'assassinats ciblés de membres de la presse que n'importe quelle autre armée gouvernementale à ce jour, l'écrasante majorité des personnes tuées étant des journalistes et employés de médias palestiniens à Gaza", écrit l'ONG américaine.
Après 124 morts en 2024, l'année 2025 marque, avec 129 décès, le deuxième record annuel consécutif depuis 30 ans que le CPJ tient ce décompte. Outre la guerre à Gaza (86 journalistes tués), les deux autres conflits les plus meurtriers pour la presse ont été l'Ukraine (4 morts) et le Soudan (9 morts), relève le CPJ.
"L'un des constats marquants de ces dernières années est la hausse du recours aux drones", avec 39 cas documentés, contre seulement deux en 2023, a relevé à l'AFP Carlos Martinez de la Serna, chef de projet au sein de l'organisation.
Outre les conflits armés, la criminalité organisée a également été particulièrement meurtrière pour les membres de la presse. Au Mexique, six journalistes ont été tués en 2025. Plusieurs cas ont été recensés en Inde et au Pérou.
En Arabie saoudite, le chroniqueur de renom Turki al-Jasser a été exécuté en juin par l'État après avoir été condamné pour plusieurs chefs d'accusation que le CPJ a qualifiés "d'allégations fallacieuses" utilisées pour punir des journalistes.
Il s'agit du premier meurtre documenté d'un journaliste dans l'État du Golfe depuis la mort en 2018 de Jamal Khashoggi. "Des journalistes sont tués en nombre record à un moment où l'accès à l'information est plus important que jamais", estime Jodie Ginsberg, directrice générale du CPJ.
Nous sommes tous en danger lorsque des journalistes sont tués pour avoir couvert l'actualité
Jodie Ginsberg, directrice générale du CPJ
"Les attaques contre les médias sont un indicateur majeur d'atteintes à d'autres libertés, et il faut faire bien davantage pour empêcher ces assassinats et punir leurs auteurs. Nous sommes tous en danger lorsque des journalistes sont tués pour avoir couvert l'actualité", ajoute la directrice.
Créé en 1981 à New York pour défendre la liberté de la presse et les journalistes dans le monde, le CPJ est financé par des fonds privés et des fondations. L'organisation est dirigée par un conseil composé de membres de la presse et des personnalités de la société civile.
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