2 min de lecture ONU

Israël-Palestine : pourquoi Joe Biden rechigne à s'engager

Alors que les violences entre Israël et la Palestine se sont aggravées ce week-end, l'administration Biden, alliée d'Israël, a été au centre de toutes les critiques ce week-end.

Un air d'Amérique Un Air d'Amérique Lionel Gendron iTunes RSS
>
Israël-Palestine : pourquoi Joe Biden rechigne à s'engager Crédit Image : NICHOLAS KAMM / AFP | Crédit Média : RTL | Durée : | Date : La page de l'émission
Carrie Nooten édité par Camille Guesdon

L’administration Biden a été au centre de toutes les critiques ce week-end du 15 mai, alors que les violences entre Israël et la Palestine se sont aggravées. Dans ce contexte, la position des États-Unis, alliés historiques d’Israël, a été guettée tout la journée hier à l’ONU.

Depuis la reprise des violences dans cette zone, le Conseil s’est réuni trois fois sur le sujet en une semaine, et à deux reprises, Washington a bloqué toute tentative de déclaration commune du Conseil, ce qui aurait été un message fort. Encore ce week-end, les diplomates américains refusaient de s’entendre avec leurs homologues des 14 autres pays. 

Il suffit que l’un des cinq membres permanents refuse de s’aligner pour que tout le Conseil soit grippé et empêche la communauté internationale de s’exprimer. Dans un monde concurrentiel, où Chine et États-Unis se disputent la première place, l’unité est 
régulièrement sacrifiée et le dossier israélo-palestinien en fait les frais, comme tant 
d’autres. 

Les alliés des États-Unis au Conseil de sécurité sont un peu sonnés : ils ne s’attendaient pas à de tels barrages de l’administration Biden. Quant aux autres, ils ont dégainé les critiques, comme Pékin, qui n’a pas hésiter à regretter les "obstructions" de Washington.. 

L’administration Biden n'a pas montré une position très ferme sur le dossier

À lire aussi
proche-orient
Israël : qui est Naftali Bennett, le probable remplaçant de Benjamin Netanyahou ?

On peut trouver une certaine timidité de Washington pour se situer. Tout à l'heure, l'ambassadrice américaine Linda Thomas-Greenfield a bien fait attention à n'écorner ni Israël, ni l'Autorité palestinienne. Elle a regretté les attaques "des deux côtés", et elle a presque minimisé le rôle des États-Unis, qui est pourtant un arbitre très important dans ce dossier. Elle a offert les "bons offices" américains, un terme très diplomatique qui signifie "médiation distanciée", aux Israéliens et aux Palestiniens s'ils en avaient besoin. 

Sans une position américaine claire, le dossier ne peut pas avancer. C'est un peu étonnant tout de même, car finalement, l'Amérique oscille entre continuer à défendre son allié historique, Israël, en refusant à ce que l'administration de Netanyahou se fasse étriller par le Conseil de sécurité de l'ONU, et la distanciation.

Cela peut s'expliquer en partie car, sur le Proche-Orient, l'administration Biden est concentrée sur un autre dossier : celui du nucléaire iranien. Mais cela ne joue pas en sa faveur : elle donne l'impression d'avoir du mal à se démarquer de l'administration précédente, celle de Donald Trump, sur le sujet.

C'est au sein même de son parti que Joe Biden est le plus contesté sur cet épisode. La frange la plus à gauche aimerait le voir se distancier d'Israël, de ne pas hésiter à mettre les points de discorde sur la table. Ces élus là s'attendaient peut-être à ce que Joe Biden cale ses pas dans ceux de Barrack Obama, qui avait pris de la distance clairement d'Israël à la fin de son mandat. Il s'était même abstenu à l'ONU sur un vote, au lieu de le bloquer, ce qui est la stratégie classique américaine dès qu'il s'agit du conflit israélo-palestinien. Il semble que Joe Biden n'ait pas encore totalement décidé comment s'affirmer sur ce dossier.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
ONU Joe Biden Politique
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants