Alors que le projet de loi immigration devrait être présenté le 6 novembre prochain au Sénat, au micro de RTL, Éric Ciotti, patron des Républicains, a d'ores et déjà indiqué que son groupe ne voterait pas le texte "en l'état", en raison de "la mesure de régularisation des clandestins". "C'est une ligne rouge pour nous", a-t-il expliqué.
Dans le même temps, Éric Ciotti a appelé à élargir l'article 11 de la Constitution, relatif à la tenue de référendums, pour permettre d'en faire un sur l'immigration, ce que souhaitent Les Républicains et le RN notamment : "Si on veut réellement, sincèrement, concrètement changer les choses, il faut que ce soient les Français qui le décident." Aujourd'hui, un référendum peut être mis en place sur un "projet de loi portant sur l'organisation des pouvoirs publics, sur des réformes relatives à la politique économique, sociale ou environnementale de la nation et aux services publics qui y concourent", selon l'article 11.
Selon le président des Républicains, en 2022, "on a donné presque 500.000 titres (de séjour), si on ajoute les demandeurs d'asile (...) Il (en) faut, a minima, trois ou quatre fois moins." Néanmoins, il se dit opposé au zéro immigration : "Entre l'ouverture généralisée, telle qu'on la subit aujourd'hui, et puis une fermeture totale, qui est illusoire, il y a une voie."