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Immigration : le calme est de retour à Ceuta

La frontière entre le Maroc et la ville espagnole de Ceuta a été victime d'un raz-de-marée de migrants venus chercher un avenir meilleur. Ce flux migratoire est finalement redevenu stable jeudi.

Des migrants secourus par la Croix-Rouge, dans l'enclave espagnole de Ceuta (illustration)
Des migrants secourus par la Croix-Rouge, dans l'enclave espagnole de Ceuta (illustration)
Crédit : Antonio Sempere / AFP
Nicolas Barreiro & AFP

La zone frontalière entre le Maroc et l'enclave espagnole de Ceuta a retrouvé son calme le jeudi 20 mai, après un déferlement sans précédent de Marocains candidats à l'exil, suivi de refoulements massifs puis de heurts entre des jeunes et les forces marocaines.

Alors que ces incidents s'inscrivent dans un contexte de tensions diplomatiques entre l'Espagne et le Maroc, Madrid a encore haussé le ton en accusant Rabat d'"agression" et de "chantage". Si sur place, le flot d'arrivées s'est arrêté, la police espagnole a repêché dans l'après-midi le corps sans vie d'un homme qui avait tenté la traversée et dont on ignore combien de temps il est resté dans l'eau. Il s'agit de la deuxième personne noyée depuis le début de cette crise migratoire.

Après une nuit agitée, il n'y avait plus de migrants tentant d'approcher la plage de Ceuta. Et les rues de la ville marocaine de Fnideq, où avaient afflué des flots de jeunes en quête d'un avenir meilleur, se sont vidées. Depuis lundi, quelque 8.000 migrants ont rejoint Ceuta par la plage ou par la mer, profitant d'un relâchement des contrôles frontaliers côté marocain. Parmi eux, 6.000 ont déjà été expulsés vers le Maroc, selon les autorités espagnoles.

"Je retenterai ma chance et j'y arriverai"

Quelque 1.500 personnes ont été rapatriées entre le début de cette opération d'évacuation qui a commencé vers 2h du matin et le début d'après-midi, selon les informations obtenues par l'AFP. Beaucoup de ceux qui ont été refoulés, dont un nombre impressionnant de mineurs, sont restés tant qu'ils le pouvaient à proximité de la frontière.

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Mais depuis mercredi, même les plus téméraires ont été bloqués par les forces marocaines, refoulés par les gardes espagnols ou dissuadés par les tirs de lacrymogènes et de balles en caoutchouc. "Un jour ou l'autre, je retenterai ma chance et j'y arriverai", assure Hassan, 17 ans.

Pieds nus ou en sandales, habits déchirés par les barbelés, couverts de sable ou de poussière, certains ont encore tenté de forcer le passage dans la nuit de mercredi à jeudi.

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