1 min de lecture Chine

Hong Kong : une bagarre en plein Parlement éclate

C'est la seconde rixe au Parlement depuis le début du mois de mai. Une scène qui illustre de nouveau la crise politique profonde à Hong Kong, territoire censé jouir jusqu'en 2047 de libertés inconnues dans le reste de la Chine.

Une bagarre a déjà éclaté le 8 mai.
Une bagarre a déjà éclaté le 8 mai. Crédit : Anthony WALLACE / AFP
Chloé
Chloé Richard-Le Bris et AFP

Lundi 18 mai, le Parlement hongkongais a connu une nouvelle journée chaotique, la seconde depuis le début du mois, au sujet d'un projet de loi visant à criminaliser le fait d'insulter l'hymne chinois.

Les tensions se sont encore cristallisées autour de la Commission de la chambre, dont le rôle est de passer en revue les projets de loi avant qu'ils ne soient examinés. Cette commission n'a plus de président depuis octobre, ce qui fait qu'aucun projet de loi n'a pu être voté depuis lors. Les élus "pro-démocratie" (opposition) ont multiplié les actes d'obstruction et manœuvres dilatoires pour empêcher la désignation d'un successeur.

Lundi, les pro-Pékin ont placé à la présidence leur propre candidat, en mettant en avant des analyses de juristes justifiant ce passage en force. Une stratégie vivement rejetée par l'opposition qui, en produisant ses propres analyses juridiques, dénonçait un acte illégal.

Un élu a jeté des pages arrachées du règlement de l'assemblée

L'enceinte a été le théâtre de scènes chaotiques, un élu pro-démocratie jetant les pages arrachées du règlement de l'assemblée, quand des agents de sécurité portant masques chirurgicaux et gants de protection se mettaient à cinq pour porter en dehors de l'hémicycle les élus d'opposition les plus véhéments.

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Ce spectacle illustre de nouveau la crise politique profonde à Hong Kong, territoire censé jouir jusqu'en 2047 de libertés inconnues dans le reste de la Chine, en vertu du principe "Un pays, deux systèmes" qui avait présidé à sa rétrocession par Londres à Pékin en 1997.

Voilà des années que l'opposition dénonce les ingérences de Pékin dans les affaires de sa région semi-autonome, avec le concours d'un exécutif local qui est nommé, et non élu, et d'un Parlement qui n'est que partiellement élu au suffrage universel.

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