1. Accueil
  2. Actu
  3. International
  4. Guerre en Ukraine : 8 morts à Kiev, Marioupol refuse la capitulation... Le point sur la situation lundi 21 mars
4 min de lecture

Guerre en Ukraine : 8 morts à Kiev, Marioupol refuse la capitulation... Le point sur la situation lundi 21 mars

Au 26e jour de l'invasion russe, un bombardement sur un centre commercial de Kiev a fait au moins 8 morts dimanche. Les autorités ukrainiennes ont de leur côté ont refusé de capituler à Marioupol, en réponse à un ultimatum russe.

Un drapeau ukrainien flotte après un bombardement à Kiev, le 4 mars 2022.
Un drapeau ukrainien flotte après un bombardement à Kiev, le 4 mars 2022.
Crédit : ARIS MESSINIS / AFP
Eléanor Douet & AFP

Presque un mois après le début de la guerre en Ukraine, l'armée russe progresse peu sur l'ensemble des fronts, faisant face à une résistance féroce des Ukrainiens. Malgré tout, les bombardements sont toujours plus violents sur les principales villes du pays, où des civils sont régulièrement pris pour cible, notamment à Marioupol où la situation humanitaire est désespérée. 

Dimanche, un bombardement sur un centre commercial près de Kiev a fait au moins 8 morts. Ce lundi, le maire de la ville a annoncé qu'un nouveau couvre-feu serait instauré jusqu'à mercredi matin.

Épargnée jusqu'ici, la ville d'Odessa sur la Mer Noire voit les bombardement se rapprocher. Les Russes ont aussi bombardé les faubourgs d'Odessa, toutefois aucune victime n'y est à déplorer.

Voici un point sur la situation ce lundi 21 mars 2022 : 

8 morts dans un bombardement à Kiev

À écouter aussi

Les troupes russes tentent toujours d'encercler Kiev. Dans la nuit de dimanche à lundi, un bombardement d'un centre commercial du nord-ouest de la capitale a fait au moins huit morts, selon les autorités ukrainiennes. Le complexe a été dévasté par une frappe d'une très forte puissance qui a formé un cratère béant de plusieurs mètres de large devant un immeuble de 10 étages carbonisé.

Le maire de Kiev, Vitali Klitschko, a annoncé qu'un nouveau couvre-feu serait instauré dans la capitale ukrainienne à partir de lundi soir, jusqu'à mercredi matin. "Il commencera aujourd'hui à 20 heures (19 heure en France) et durera jusqu'à 7 heures (6 heures en France) le 23 mars", a écrit l'ancien champion du monde de boxe sur sa chaîne Telegram.

"Les commerces, pharmacies, stations-services, établissements ne seront pas ouverts demain", a-t-il précisé. "Je demande à chacun de rester chez soi ou dans des abris au moment où les sirènes retentissent".

À écouter

Guerre en Ukraine : le point sur la situation à Kiev
00:01:34

Marioupol ne capitulera pas

Pendant ce temps, la situation à Marioupol est toujours aussi dramatique. Cette ville martyre sur la mer d'Azov est assaillie de toute part par les troupes russes. Les civils encore à l'intérieur n'ont plus de quoi manger, ni boire. Josep Borrell, le chef de la diplomatie européenne, n'a pas choisi ses mots au hasard ce matin, parlant d'un "crime de guerre majeur" sur place.

Malgré cette situation dramatique, les Ukrainiens refusent de se rendre. Ils ont rejeté l'ultimatum de la Russie exigeant la capitulation de la ville. Hier, Moscou avait donné jusqu'à 5 heures ce matin aux autorités ukrainiennes pour déposer les armes. "Il n'est pas question de parler de reddition", a rétorqué la vice première-ministre ukrainienne.

Sur place la situation est toujours catastrophique et c'est le grand flou concernant les couloirs humanitaires. Selon Moscou, les deux parties se seraient mises d'accord pour ouvrir un corridor, afin que les habitants de Marioupol puissent quitter la ville vers l'Ouest, ce qu'a nié Iryna Verechtchouk sur Instagram. La vice première-ministre ukrainienne y accuse les troupes russes de bombarder les lieux d'évacuation.

Près de 350.000 personnes sont encore bloquées à Marioupol et selon les autorités locales,  les soldats russes auraient transporté de force un millier d'habitants vers la Russie

À écouter

Marioupol ne se rendra pas, annoncent les autorités ukrainiennes
00:01:42

À Odessa, les combats se rapprochent du centre-ville

Pour la première fois depuis le début de l'invasion russe, les forces de Vladimir Poutine ont bombardé les faubourgs d'Odessa, dans le sud-ouest de l'Ukraine, endommageant des immeubles d'habitation sans faire de victime, ont annoncé les autorités municipales du
port de la mer Noire.

Selon le conseil municipal, la frappe a déclenché un incendie dans les immeubles résidentiels qui ont été frappés.

Fuite d'ammoniac dans le nord de l'Ukraine

Dans le nord du pays, le gouverneur régional de Soumy a signalé une "fuite d'ammoniac" dans une zone de 2,5 km autour d'une usine qui produit des engrais. Les autorités ukrainiennes ont enjoint les habitants de s'abriter dans des caves ou des immeubles de faible hauteur pour éviter toute exposition à ce produit plus léger que l'air.

Vers 8h45, les services de secours ukrainiens ont indiqué sur Twitter que l'accident, causé par un bombardement d'origine non précisée, était "terminé". Le ministre de la Défense russe a accusé des "nationalistes" d'avoir "miné" les installations de stockage d'ammoniac et de chlore pour "empoisonner massivement les habitants de la région, en cas d'entrée dans la ville" des Russes.  

Biden en Pologne vendredi

Joe Biden va se rendre vendredi 25 mars à Varsovie pour y rencontrer son homologue polonais Andrzej Duda et discuter de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, a annoncé dimanche la Maison Blanche. "Le président discutera de la manière dont les Etats-Unis, aux côtés de nos alliés et partenaires, répondent à la crise humanitaire et des droits de l'homme que la guerre injustifiée et non provoquée de la Russie contre l'Ukraine a créée", a déclaré la Maison Blanche dans un communiqué, ajoutant que le voyage de Joe Biden interviendrait après sa visite en Belgique pour rencontrer des dirigeants de l'Otan, du G7 et de l'Union européenne. 

1/4 des Ukrainiens ont fui le pays

Dix millions d’Ukrainiens, soit près d’un quart de la population, ont désormais fui leurs foyers, a affirmé le haut-commissaire des Nations unies pour les réfugiés, Filippo Grandi. Ils sont plus de 3,3 millions – 90 % de femmes et d’enfants – à avoir quitté le pays.

La rédaction vous recommande

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien