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Grèce : ce qu'il faut savoir pour comprendre les élections législatives

DÉCRYPTAGE - Le premier ministre Alexis Tsipras doit redorer son image, après avoir subi la fronde de son parti Syriza et des électeurs Grecs contre les réformes d'austérité prévues dans le plan d'aide européen.

Le parti d'Alexis Tsipras, Syriza, est au coude à coude dans les sondage avec Nouvelle Démocratie pour les élections législatives de dimanche 20 septembre 2015
Le parti d'Alexis Tsipras, Syriza, est au coude à coude dans les sondage avec Nouvelle Démocratie pour les élections législatives de dimanche 20 septembre 2015
Crédit : LOUISA GOULIAMAKI / AFP
Marie-Pierre Haddad

Les Grecs sont une nouvelle fois appelés à se rendre aux urnes, dimanche 20 septembre, pour les élections législatives. La tenue du scrutin avait été annoncée par le premier ministre Alexis Tsipras, juste avant que ce dernier démissionne en direct lors d’une allocution télévisée, le 20 août dernier. "Mon mandat a atteint ses limites, expliquait-il après avoir perdu sa majorité parlementaire. Nous n'avons pas réussi à avoir l'accord que nous souhaitions, nous avons lutté et avons fait des compromis", déclarait-t-il dans son intervention.

La défiance envers les institutions européennes s’était manifestée en Grèce avec le référendum mis en place par Alexis Tsipras où les Grecs ont dû dire s’ils acceptaient ou non les réformes drastiques imposées par la zone euro. Résultat : le non l’a emporté à 61,31%. Ce référendum a forcé un retour aux négociations entre tous les acteurs. Finalement, la Grèce a obtenu un renflouement de 86 milliards d’euros, mais à condition de mettre en place des réformes structurelles et de mesures budgétaires strictes.

Quels sont les enjeux de ces élections législatives ?

À la veille de ce nouveau scrutin, Alexis Tsipras est à la recherche d’une nouvelle légitimité. Il a subi la fronde de son propre camp, un tiers des députés de Syriza se sont prononcés contre le plan d’aide de l’Union européenne. Cela s’est traduit par le départ de 25 parlementaires du parti de la gauche radicale qui ont fait part de leur intention de former un nouveau groupe parlementaire nommé "Unité populaire", avec à sa tête l'ancien ministre de l'Environnement, Panagiotis Lafazanis.

Alexis Tsipras espère encore triompher dimanche face au parti de son prédécesseur, Antonis Samaras, dont la victoire constituerait, selon lui, un retour en arrière pour la Grèce, souligne L’Obs. Je n'ai pas abandonné la lutte. J'ai choisi d'assumer mes responsabilités après avoir consenti des efforts considérables pour que ce pays reste debout. L'enjeu crucial des élections est de savoir si c'est une force progressiste comme Syriza (qui va l'emporter) ou une conservatrice comme Nouvelle Démocratie", déclarait le Premier ministre le 17 septembre.

Qui sont les candidats ?

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Les deux principaux candidats aux élections législatives sont le dirigeant de la gauche Syriza, Alexis Tsipras, et le chef de Nouvelle-Démocratie, Evangélos Meimarakis. À 41 ans, le premier a déjà remporté les dernières législatives qui s’étaient déroulées en janvier. Son message était clair : "La fin de l’austérité". Cependant, certains membres de son parti lui reprochent d’avoir cédé aux exigences des créanciers en signant un troisième plan d’aide européen. "Je peux dire que le deal que nous avons proposé est un organisme vivant. Nous allons appliquer ce deal, la partie que nous sommes obligés d'appliquer et nous allons nous battre sur les questions principales qui restent ouvertes, pour le bénéfice du peuple", dont la réduction de la dette, les privatisations et les prêts bancaires, déclarait-il pendant la campagne.

Son principal rival a 61 ans. Président par intérim du parti après la démission d’Antonis Samaras, il est considéré comme l'un des piliers de la droite. Il appelle à un gouvernement de "coalition pour lutter en faveur de la reprise économique du pays et à un maintien en l'état pendant au moins un an des termes de l'accord passé avec les créanciers", explique le magazine ChallengesAvocat de formation et fils d’un député de droite, il se décrit comme "à l’aile gauche des conservateurs".

Que disent les derniers sondages ?

Selon les derniers sondages publiés, Syriza et les conservateurs Nouvelle Démocratie sont au coude-à-coude en tête du scrutin. Le parti mené par l'actuel premier ministre devrait obtenir 30% des votes et entre 25 et 30% pour la droite, selon Le Monde. Ensuite, viennent les néo-nazis d'Aube Dorée, les communistes du KKE et les socialistes du Pasok, qui obtiendraient entre 5 et 7% des suffrages. Quant au groupe dissident Unité Populaire, il devrait récolter entre 3 à 4% des intentions de vote.

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