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Fukushima : le Japon va bientôt décider de rejeter à la mer de l'eau contaminée

Plusieurs médias japonais rapportent vendredi que le gouvernement va décider de rejeter à la mer de l'eau contaminée issue de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima.

Une vue de la centrale de Fukushima prise le 12 novembre 2014
Une vue de la centrale de Fukushima prise le 12 novembre 2014 Crédit : AFP / Archives, Shizuo Kambayashi
William Vuillez
William Vuillez
et AFP

Le gouvernement japonais va prochainement officialiser sa décision de rejeter à la mer de l'eau contaminée issue de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima, en dépit d'une forte opposition locale, ont rapporté vendredi plusieurs médias nippons. "Nous ne pouvons pas reporter une décision, afin d'éviter que les travaux de démantèlement de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi soient retardés", a réagi le porte-parole du gouvernement Katsunobu Kato lors de son point presse régulier.

Cette décision devrait être actée d'ici la fin d'octobre 2020, mais l'opération en elle-même ne devrait pas démarrer avant 2022 au plus tôt, selon plusieurs médias locaux. À proximité de la centrale nucléaire ravagée par le terrible tsunami du 11 mars 2011, environ 1,23 million de tonnes d'eau contaminée sont actuellement stockées dans plus d'un millier de citernes. Cette eau provient de la pluie, des nappes souterraines ou des injections nécessaires pour refroidir les cœurs des réacteurs nucléaires entrés en fusion après le tsunami.

L'eau a été filtrée à plusieurs reprises pour être débarrassée de la plupart de ses substances radioactives, mais pas du tritium, lequel ne peut pas être éliminé avec les techniques actuelles. Les capacités de stockage sur place devraient arriver à saturation mi-2022. Sur recommandation d'experts, les autorités japonaises vont donc privilégier la solution du rejet en mer, une pratique déjà existante au Japon et à l'étranger sur des installations nucléaires en activité.

Un impact sur l'environnement

Cette option privilégiée au détriment d'autres scénarios, comme une évaporation dans l'air ou un stockage durable, est notamment très contestée par les pêcheurs et les agriculteurs de Fukushima, redoutant que cela ne dégrade encore davantage l'image de leurs produits auprès des consommateurs.

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La Corée du Sud voisine, qui interdit toujours l'importation de produits de la mer de la région, a aussi déjà exprimé ses inquiétudes sur l'impact environnemental d'une telle solution. Le tritium n'est dangereux pour la santé humaine qu'à très haute dose, selon des experts. 

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