1 min de lecture Antiterrorisme

Financement du jihad en Syrie: cinq suspects arrêtés en France

Cinq personnes soupçonnées d'avoir formé une cellule de financement du jihad en Syrie ont été interpellées en France mardi et placées en garde à vue à la demande d'un juge antiterroriste.

Drapeau syrien, illustration
Drapeau syrien, illustration Crédit : LOUAI BESHARA / AFP
Martin Planques
Martin Planques et AFP

Trois hommes et deux femmes ont été arrêtés dans le cadre d'une information judiciaire ouverte à Paris le 7 mai 2018 pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle" et "financement du terrorisme", selon une source judiciaire.

Ces cinq personnes sont soupçonnées d'avoir formé une cellule de financement du jihad en Syrie. Elles ont été interpellées en France et placées en garde à vue à la demande d'un juge antiterroriste, selon des sources concordantes. Les interpellations, menées par la Sous-direction antiterroriste (SDAT), ont eu lieu mardi matin en Haute-Garonne, en Essonne et en Seine-et-Marne, a précisé une source proche du dossier.

Il s'agit du "démantèlement d'un groupe qui effectuait des transactions financières visant à soutenir les activités des combattants (...) terroristes étrangers en Syrie" auprès du groupe État islamique, a indiqué dans un communiqué le ministère de l'Intérieur espagnol, dont les services ont contribué à établir le circuit et la destination des fonds.

Tous les suspects de nationalité française

Selon les autorités espagnoles, les transferts de sommes étaient effectués par une cellule en Turquie. Ils auraient servi à soutenir les combattants sur place ainsi qu'à financer le voyage de candidats au jihad.

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Parmi les suspects, tous de nationalité française, se trouve "un couple qui a tenté en vain de se rendre en Syrie par la Jordanie en janvier", ajoute le communiqué. "Ils ont été rejetés à la frontières et renvoyés en France".

"L'une des personnes arrêtées travaillait pour une société de transfert de fonds", est-il précisé. Selon le gouvernement espagnol, les informations fournies par ses policiers "proviennent en partie du démantèlement en 2014 et 2015 (sur son sol, ndlr) du premier réseau européen d'envoi de femmes en Syrie". 

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