2 min de lecture Iran

Fariba Adelkhah, chercheuse française retenue en Iran, condamnée à 5 ans de prison

L'anthropologue franco-iranienne de 61 ans, détenue à Téhéran depuis un an, a été condamnée pour "collusion en vue d'attenter à la sûreté nationale" et propagande contre le le système" politique de la République islamique.

Fariba Adelkhah, en 2012.
Fariba Adelkhah, en 2012. Crédit : Thomas ARRIVE / Sciences Po / AFP
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Cassandre Jeannin et AFP

Fariba Adelkhah a été condamnée à cinq ans de prison pour "collusion en vue d'attenter à la sûreté nationale", a annoncé samedi 16 mai son avocat. L'anthropologue franco-iranienne est détenue en Iran depuis près d'un an dans la prison d'Evine à Téhéran. La chercheuse, âgée de 61 ans, a toujours clamé son innocence.

Son arrestation en juin 2019, comme celle d'un autre chercheur français Roland Marchal, récemment libéré, avait été dénoncée par la France qui réclame sa libération. Mais l'Iran ne reconnaît pas la double nationalité et refuse la demande française. 

Son comité de soutien à Paris a dénoncé ce samedi le "processus opaque" dans lequel s'est déroulée la procédure judiciaire, l'apparentant au "procès de Kafka". Après sa grève de la faim, le comité de soutien s'était alarmé des risques de propagation de l'épidémie de Covid-19 dans les prisons d'Iran, un des pays les plus touchés au monde avec près de 7.000 morts. 

Une condamnation après des propos sur le port du voile

La chercheuse a été condamnée à cinq ans de prison pour "collusion en vue d'attenter à la sûreté nationale" ainsi qu'à un an pour "propagande contre le système" politique de la République islamique, mais elle doit purger seulement la peine la plus longue, a indiqué Me Saïd Dehghan. Ces condamnations peuvent néanmoins faire l'objet d'un appel, selon lui.

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Selon l'avocat, l'accusation de "propagande contre le système politique" se réfère à des propos de la chercheuse sur le port du voile en Iran mais selon lui il s'agit de remarques d'une universitaire avant tout plus que d'un jugement de valeur.

Une sentence fermement condamnée par la France

La France, par la voix du chef de la diplomatie Jean-Yves Le Drian, a condamné "avec la plus grande fermeté" ce verdict, exhortant Téhéran à libérer "immédiatement" Fariba Adelkhah et réclamant "un accès consulaire". "Cette condamnation n'est fondée sur aucun élément sérieux ou fait établi et revêt donc un caractère politique", a affirmé le ministre des Affaires étrangères dans un communiqué.

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