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États-Unis : la pandémie fait exploser les prix de l'immobilier en banlieue

Le désir d'une vie plus calme, loin de la ville, a provoqué un exode vers les banlieues, avec de fortes conséquences sur l'immobilier.

Photo de New York depuis l’observatoire du 86e étage de l’Empire State Building le 3 avril 2021. (Illustration)
Photo de New York depuis l’observatoire du 86e étage de l’Empire State Building le 3 avril 2021. (Illustration)
Crédit : ANGELA WEISS / AFP
La pandémie a fait exploser l'immobilier de banlieue aux États-Unis
04:17
Carrie Nooten - édité par Ryad Ouslimani

On expliquait jeudi 8 juillet comment la pandémie changeait le visage des villes américaines, avec la montée d’une population sans abris, et ce vendredi matin, nous allons vous raconter comment la pandémie a impacté les choix de vie des classes moyennes. C’est vraiment une nouvelle Amérique qui se dessine sous nos yeux. C’est impressionnant de voir comment, si rapidement, certains Américains ont changé de choix de vie ! 

Et en ce qui concerne les classes moyennes, eh bien, elles profitent de la pandémie pour opter pour une nouvelle qualité de vie, mais ce n’est pas toujours évident, car ils sont nombreux à avoir eu la même idée ! À la base, il y a des ingrédients assez simple : des villes très denses par rapport aux banlieues très espacées, des marchés de l’immobilier saturés dans les grandes villes, et la perspective de travailler plus de chez soi

Forte densité urbaine ne fait pas bon ménage avec un contexte de pandémie. Ça a fortement traumatisé les New-yorkais par exemple, et ceux qui ont pu le faire ont tout simplement quitté la ville pendant la pandémie, pour se rendre compte que cela leur plaisait ! Une vie plus au vert, ça se trouve à moins de 30 minutes des sorties de la ville, alors pourquoi pas ?

Une demande en hausse, des prix qui explosent

Surtout que les jeunes couples, ou jeunes familles, n’ont souvent pas les moyens d’acheter sur ces marchés saturés. En revanche, les prix étaient bien plus abordables au début de la pandémie en banlieue ! Et puis surtout, bien plus qu’en France j’ai l’impression, le travail de la maison s’est généralisé : imaginez, à New-York, on n’est censés rentrer au bureau qu’en septembre prochain ! 

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Cela fait presqu’un an et demi que ceux qui peuvent travailler de chez eux se sont organisés pour le faire. Et ça n’a pas manqué, de nombreuses entreprises ont proposé à leurs employés de continuer dès la reprise ; il sera très courant ainsi pour les New yorkais, même les cadres, de travailler 3 jours des bureaux, et 2 jours de chez eux. Alors franchement, certains ont vite fait le calcul, et n’ont pas hésité à déménager plus loin. 

Et ce mouvement de population a été tellement massif qu’on en a vu des effets très rapidement aux États-Unis. Les prix ont explosé en banlieue : les acheteurs proposaient des prix bien supérieurs au prix de vente, à partir du moment où la vaccination et le travail de la maison ont été confirmés. Les villes les plus agréables de province ont été prises d’assaut à travers tous les États-Unis, soit par les acheteurs dont je viens de parler, soit par des fonds qui investissent massivement dans des propriétés qu’ils pourront ensuite mettre en location. Il aura vraiment fallu être très rapide pour faire de bonnes affaires ! 

Quand la vie urbaine manque aux urbains

Et puis deuxième conséquence, le prix des matériaux de construction a fortement augmenté. Le bois de charpente - qui reste le matériau de base pour les maisons ici aux États-Unis, a explosé de 300% ! Et même s’il vient d’amorcer une baisse, les experts prédisent que les prix vont mettre du temps à redescendre pour les particuliers qui en auraient besoin cette année. Donc vous imaginez aussi, les retards sur les chantiers et l’impact sur le prix des constructions neuves. 

Quant aux jeunes familles, celles qui n’ont pas déménagé tout au début de la pandémie, il n’y a pas assez de maisons disponibles pour satisfaire leur demande, ou elles deviennent trop chères. Donc elles se retrouvent exclues des marchés d’acheteurs, et décident maintenant de rester dans les grandes villes

Et depuis trois semaines, on assiste à un nouveau phénomène de balancier : le retour en ville ! De ceux qui s’ennuient de la vie sociale urbaine, même si les spectacles n’ont pas encore totalement repris. De ceux aussi qui se sont rendu compte que le trafic routier s’est vraiment intensifié, même par rapport à avant la pandémie du coup ! Et tous ces à-coups profitent aux acteurs du marché de l’immobilier, qui eux, ont fait de bonnes affaires avec la pandémie. Mais le visage démographique des États-Unis aura bien changé au final! 

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