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États-Unis : la pandémie de coronavirus va causer des millions de licenciements

Comme en Europe, outre Atlantique la pandémie de coronavirus va avoir un impact dévastateur sur l'emploi, sauf chez Amazon qui embauche massivement.

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États-Unis : le coronavirus va causer des millions de licenciements Crédit Image : Angela Weiss / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Philippe Corbé
Philippe Corbé
édité par William Vuillez

Alors qu'en France le mot d'ordre est le confinement, aux États-Unis aussi, la crise sanitaire liée à la pandémie de coronavirus aura de lourdes conséquences sur l'emploi. Mais pour commencer par une bonne nouvelle et mesurer l'impact mondial de ces fermetures et de ce confinement sur nos vis, Amazon, le géant du commerce en ligne annonce l'embauche de 100.000 employés supplémentaires pour répondre à la demande qui explose.

100.000 employés, rien qu’aux États-Unis, qui se répartiront entre les centres de distributions et les livraisons. Et pour attirer des employés rapidement, Amazon augmente son salaire minimum qui est de 15 dollars de l’heure pour le porter à 17 dollars de l’heure. Ce qui fait 15 euro 20. En France le Smic horaire est à 10 euros 15 brut. Des chaines de supermarchés traditionnels vont aussi recruter, et comme Amazon, elles s’adressent en particulier aux employés des restaurants, et bars, qui ont fermé.

Car comme en France beaucoup d’établissements sont menacés et beaucoup plus d’emplois, car les Américains mangent beaucoup plus à l’extérieur que les Français. Rien qu’à New York,  on estime qu’il y a 150.000 employés de restaurants et de bars. J’entendais tout à l’heure un propriétaire de plusieurs restaurants à travers le pays, et qui représente ce secteur économique. Il estime qu’avec les annonces de fermetures qui se multiplient dans plusieurs états depuis 24h, il n’y a pas d’ordre national encore ici, et bien 1 million d’emplois ont déjà été perdus.

Pas de chômage partiel

Les entreprises américaines ne pourront pas recourir au chômage partiel comme en France. Ici beaucoup de ces salariés vont être licenciés et même si par chance leurs patrons les gardent, l’essentiel des rémunérations des serveurs par exemple vient des pourboires. C’est pour ça que les Américains donnent généralement des pourboires autour de 20% de l’addition, car ils savent que c’est ce qui paye les serveurs.

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Alors au Congrès, Républicains et Démocrates ont négocié pour se mettre d’accord sur une loi d’urgence, un plan d’aide aux entreprises et aux salariés qui vont être durement touchés par les effets de la pandémie. L’un des enjeux était la mise en place de 10 jours de congés maladie, qui n’existent pas dans la plupart des entreprises. On mesure bien la dureté du modèle social américain, mais dans ce cas le message des autorités sanitaires, c’est restez chez vous, surtout ne venez pas travailler si vous vous sentez malade. C’est un enjeu majeur de santé publique.
Mais les Républicains ont bataillé pour que ce droit à des jours de congés maladie ne concerne qu’environ 20% des salariés, et surtout pas ceux qui travaillent au salaire minimum ou juste au dessus, notamment les employés d’Amazon ou de géants de la restauration comme McDonald’s. Les employés des entreprises de moins de 50 salariés ne pourront pas non plus en bénéficier, pour ne pas mettre en danger ces PME. Mais ça veut dire que des employés malades iront au travail, au risque de contaminer des collègues.

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