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États-Unis : face aux polémiques, les parcs Disneyland changent certaines attractions

Alors que les parcs d'attractions ont rouvert en Californie, les parcs Disney doivent faire des aménagements après des polémiques sur certaines attractions jugées racistes ou stigmatisantes.

Début mai 2021, Disneyland rouvre enfin ses portes en Californie.
Début mai 2021, Disneyland rouvre enfin ses portes en Californie.
Crédit : MARIO TAMA / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP
États-Unis : face aux polémiques, les parcs Disneyland changent certaines attractions
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Lionel Gendron - édité par William Vuillez

Les parcs Disney de Californie et de Floride ont rouvert. La compagnie en a profité pour modifier des animations qui pouvaient véhiculer des références racistes ou sexistes mais à force de vouloir bien faire, certains clients estiment que Disney va un peu trop loin. Il y a des modifications qui n'ont pas fait débat, par exemple depuis 2018, on ne voit plus dans l'attraction Pirates des Caraïbes, cette scène où des femmes étaient vendues aux enchères.

Ça ne veut pas dire qu'il faut effacer ça des tablettes de l'histoire évidemment, mais dans un spectacle pour enfants ce n'était pas idéal et le mouvement Metoo a eu là une influence. Un autre mouvement, celui de Black Lives Matter, a eu un effet sur Splash Mountain, une célèbre attraction du parc tirée d'un film : Mélodie du sud. Un film qui date de 1946 et qui est accusé de diffuser des clichés racistes et de présenter sous un jour idyllique les plantations esclavagistes. Disney souhaite re-imaginer l'attraction autour du film La Princesse et la Grenouille, qui met en scène une princesse noire. 

Autre exemple, l'attraction La Croisière dans la Jungle aurait également des stéréotypes sur les indigènes à faire oublier. Des évolutions qui vont même jusqu'au genre et au look des employés de Disney. On leur laisse désormais plus de choix dans leur façon de s'habiller, dans leur coiffure. Leurs ongles et tatouages peuvent être visibles, des petites révolutions. Sauf que ces révolutions ne plaisent pas à tout le monde, certains habitués des parcs Disney estiment que ça va trop loin. 

"Tout ça est un tueur d'ambiance"

Il y a quelques retours de bâton. Il y a eu par exemple des pétitions pour le retour de la précédente version de Splash Mountain et le mois dernier, une tribune publiée dans le Orlando Sentinel est devenue virale. L'auteur se plaignait qu'il y avait trop de changements et que ça ruinait son expérience Disney. Il écrit : "La prochaine fois que je participerais à La Croisière dans la Jungle, je penserais à l'agenda politique de Disney. Tout ça est un tueur d'ambiance". 

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L'argument est de dire que quand on en vient à s'interdire l'enseignement de réalités historiques par crainte de heurter ou de blesser, il y a dérive. Des thèmes abondamment repris par des médias conservateurs comme Newsmax ou Fox Newsqui crient à la "cancel culture", c'est à dire le boycott ou l'effacement de la culture. 

D'autres changement à venir ?

La polémique n'est pas près de s'arrêter car il y a encore beaucoup de personnages Disney dans les parcs, qui sont dans le collimateur à tel point que des internautes publient des listes d'autres personnages ou animations qui pourraient poser problème : Peter Pan et des représentations d'indigènes, des références racistes dans Dumbo... Pour anticiper les critiques, Disney a mis en place une équipe spécialisée pour s'assurer que les changements sont faits correctement. 

Malgré tout, il y a encore des polémiques, la dernière en date concernait l'animation Le manège de Blanche-Neige. Dès la réouverture du parc californien, deux journalistes ont écrit un article estimant que la scène de fin où le prince charmant donne un baiser à Blanche Neige pour la réveiller est un souci car elle pose la question du consentement. Disney est donc sous surveillance. Outre les aspects moraux et sociaux, la multinationale doit assurer une large audience, audience mondiale et donc ne blesser personne. 

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