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Espagne : 15 ans après, elle découvre qu'elle a été échangée à la maternité

Une Espagnole de 19 ans réclame trois millions d'euros après avoir découvert qu'elle avait été intervertie juste après sa naissance avec un autre bébé.

Un bébé dans une maternité (illustration)
Un bébé dans une maternité (illustration)
Crédit : PHILIPPE HUGUEN / AFP
Sarah Belien & AFP

Une histoire digne d'un film. À l'âge de 15 ans, une Espagnole a découvert qu'elle n'avait pas aucun lien génétique avec ses parents présumés. Aujourd'hui âgée de 19 ans, elle réclame 3 millions d'euros pour avoir été intervertie avec un autre bébé dans une maternité du nord du pays. Les autorités sanitaires plaident "une erreur humaine".

C'est en 2002 que l'affaire s'est produite, dans l'hôpital désormais fermé de San Millan de Logroño. Deux petites filles, nées le même jour à cinq heures d'écart, avaient toutes deux été placées dans une couveuse. Elles auraient été échangées avant de leur rejoindre leurs parents respectifs.

Quinze ans plus tard, une des deux familles a été amenée à réaliser des tests ADN dans une sombre histoire de pension alimentaire. Des tests qui révèlent que ni la mère, ni le père de la plaignante ne sont ses parents biologiques. S'estimant lourdement pénalisée par cet échange, l'adolescente, qui a toujours été élevée par sa grand-mère présumée, a décidé de déposer plainte.

Âgée désormais de 19 ans, elle réclame trois millions d'euros pour les dommages subis, mais les autorités sanitaires ne sont disposées à payer que 215.000 euros, selon son avocat.

"Une erreur humaine"

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Du côté des autorités sanitaires, on plaide l'erreur humaine. "Une enquête a été menée et a conclu que ce qui est arrivé procède d'une erreur humaine", s'est ainsi défendue la responsable régionale de la Santé. "Nous n'avons pas pu déterminer qui était à l'origine de cette erreur, les systèmes informatiques de l'époque ne comportant pas autant de détails qu'aujourd'hui", a encore expliqué celle-ci devant la presse, ajoutant que les autorités se tenaient "à la disposition des familles pour leur apporter tout le soutien nécessaire".

Pour l'avocat de la jeune femme, il "s'agit de dommages immenses, qui dureront toute la vie et ne seront jamais réparables".  Toujours selon lui, les résultats des tests ADN de l'autre famille, qui n'a pour l'instant pas déposé plainte, ne sont pas encore connus. Sur le plan judiciaire, les magistrats doivent statuer sur le fond de l'affaire et notamment sur la nécessaire correction de l'état-civil avant de trancher sur la question de l'indemnisation.

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