9 min de lecture Crise en Grèce

Crise en Grèce : "Il y a urgence pour la Grèce et l'Europe", selon François Hollande

Au lendemain de la victoire du non au référendum, le président français et la chancelière allemande ont relevé "l'urgence" de la situation et attendent désormais des "propositions précises et crédibles" d'Athènes.

Angela Merkel et François Hollande sur le perron de l'Élysée lundi 6 juillet
Angela Merkel et François Hollande sur le perron de l'Élysée lundi 6 juillet Crédit : BERTRAND GUAY / AFP
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La rédaction numérique de RTL
et Charlie Vandekerkhove

Le sort de la Grèce dans l'Union européenne est encore incertain. Ce lundi, le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, a annoncé lundi sa démission, au lendemain de la victoire du non au référendum sur les propositions des créanciers d'Athènes. Le Fond monétaire international s'est quant à lui dit prêt à venir en aide à la Grèce si le pays en fait la demande. La Maison Blanche espère que les Grecs resteront dans la zone euro.

Tout semble désormais reposer sur les épaules de François Hollande et Angela Merkel qui se sont réunis à l'Élysée pour un entretien, suivi d'un dîner de travail. La chancelière allemande Angela Merkel a déclaré lundi soir à Paris que les conditions pour de nouvelles "négociations" avec la Grèce n'étaient "pas réunies". Le président français a lui souligné "l'urgence" à trouver une solution. Dans le score sans appel du référendum, le Premier ministre, Alexis Tsipras, lui, ne voit pas une rupture avec l'Europe, mais un renforcement de la capacité de négociation du peuple grec. Les dirigeants de la zone euro se réuniront mardi à Bruxelles pour un sommet consacré aux conséquences de la victoire du non au référendum en Grèce

Les réactions minute après minute

20h15 - La chancelière allemande Angela Merkel a déclaré lundi soir à Paris que les conditions pour de nouvelles "négociations" avec la Grèce n'étaient "pas réunies" et qu'il revenait au Premier ministre grec Alexis Tsipras de faire des propositions "précises". 
19h40 - François Hollande et Angela Merkel ont communiqué ensemble sur la crise grecque depuis l'Élysée.
"La discussion reste ouverte, le gouvernement de M.Tsipras doit maintenant faire des propositions", a affirmé François Hollande appuyée par Angela Merkel. "Il y a urgence pour la Grèce et il y a urgence pour l'Europe", a-t-il ajouté. Le couple franco-allemand enchaîne ensuite avec un dîner de travail. 

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19h30 - Dans un communiqué, la Maison Blanche a demandé à l'Europe de permettre "à la Grèce de rester dans la zone euro" et de "trouver un compromis sur la crise de la dette".

19h - Angela Merkel est arrivée à l'Élysée 
lundi à 18h pour un entretien, suivi d'un dîner de travail, avec François Hollande afin d'accorder la position du couple franco-allemand au lendemain de la victoire du non au référendum grec.
 La chancelière a été accueillie par le président français au pied des marches du perron de l'Élysée.

 Les deux dirigeants doivent faire une déclaration conjointe vers 19H15, avant le dîner. 


18h10 - La réunion du conseil des gouverneurs de la BCE aura lieu à 18h
ce lundi pour statuer sur le sort des prêts d'urgence aux banques grecques, a appris l'AFP de sources bancaires.




17h40 - Euclide Tsakalotos a été choisi pour être le nouveau ministre grec des Finances, a annoncé la présidence grecque.
Il succède à Yanis Varoufakis qui a annoncé sa démission ce lundi matin. Âgé de 55 ans, membre de Syriza depuis 10 ans, il était jusqu'à présent ministre des Affaires économiques internationales et député depuis 2012. 

17h10 - Valéry Giscard d'Estaing, artisan de l'adhésion de la Grèce à l'Union européenne en 1980, a proposé lundi de "mettre la Grèce en congé de l'euro"
, après le "non" des Grecs, dimanche, aux réformes proposées par l'UE. Selon lui, les électeurs grecs ont "abandonné l'union économique, et donc indirectement l'union monétaire" lors de  l'élection du dirigeant de gauche radicale Alexis Tsipras, et "confirmé ce choix par le référendum" de dimanche, a déclaré l'ancien président français à L'Express.

16h45 - Le FMI reste prêt à aider la Grèce. Dans un communiqué, Christine Lagarde, directrice générale du FMI, affirme que l'institution est prête "à assister la Grèce si elle en fait la demande".
16h15 - Le cinéaste Costa-Gavras écrira à François Hollande. Il a appelé lundi le président à "faire tout ce qui est possible" pour aider la Grèce, après la victoire écrasante du non au référendum dimanche.
"Je fais appel au président pour qu'il fasse tout ce qui est possible pour que la Grèce sorte de cette tragédie. Seule la France peut le faire, et seul le président, parce que les Grecs font confiance à la France", a déclaré à l'AFP le cinéaste de 82 ans, qui a quitté la Grèce à 18 ans pour étudier en France. Il a indiqué qu'il "comptait écrire au président pour lui dire par écrit personnellement". Pour lui, "la Grèce ne peut pas rester hors de l'euro, hors de l'Europe" car "ce serait une tragédie non seulement économique, mais aussi humaine".

15h45 -  Selon le porte-parole d'Angela Merkel, Steffen Seibert, "la porte est toujours ouverte" à un accord avec Athènes. Ces propos viennent contredire ceux du vice-président de la Chancellerie et ministre de l'Économie Sigmar Gabriel qui estimait dimanche, à l'issu du référendum, que la Grèce avait "rompu le dernier pont" avec l'Europe.

15h19 - Les banques resteront fermées un peu plus longtemps. Les établissements étaient censés reprendre leur service mardi, mais resteront finalement clos quelques jours de plus, ont annoncé les banquiers grecs.

15h - Sigmar Gabriel, le vice-chancelier d'Allemagne, et ministre de l'Économie
affirme que les dirigeants européens discuteront probablement d'une aide humanitaire pour la Grèce lors du sommet européen de mardi. "Les gens là-bas ont besoin d'aide, et nous ne devrions pas la leur refuser juste parce que nous ne sommes pas contents de l'issue du référendum", a commenté Sigmar Gabriel. Nous ne pouvons pas abandonner la Grèce, tous les pays européens doivent être prêts à accorder une aide humanitaire. (...) Je suppose que cela sera discuté demain à Bruxelles", a-t-il ajouté, sans précision sur la nature de cette éventuelle aide. 

14h26 -
D'après le gouvernement grec, Alexis Tsipras et Angela Merkel sont d'accord pour qu'Athènes présente des propositions au sommet européen de mardi, dans le but de conclure un accord avec les créanciers (UE et FMI). 

14h10 - Les Républicains appellent à une solution dans 48 heures. Luc Chatel, ancien ministre et conseiller politique de Nicolas Sarkozy, a appelé lundi à ce qu'une "alternative" soit trouvée "dans les 48 heures" sur le dossier grec, faute de quoi la Grèce "sortira de la zone euro".

14h05 - Alors que l'Eurogroupe se réunit mardi pour un sommet exceptionnel, les marchés financiers sont suspendus aux déclarations sur la Grèce. Les principaux indices boursiers ont ouvert en forte baisse, mais ils limitent leurs pertes

14h - Vladimir Poutine a exprimé à Alexis Tsipras son "soutien au peuple grec", face "aux difficultés à surmonter." Le président russe s'est entretenu par téléphone avec le Premier ministre grec.13h49 - Malgré la victoire du "non" au référendum, l'inquiétude n'a pas disparu. Les Grecs se pressent toujours aux distributeurs, les files d'attente s'allongent devant les banques. Une fois sur place, certains craignent de ne pas pouvoir retirer les 60 euros, limite fixée la semaine dernière par leur Premier ministre.

13h35 - Si selon la Commission européenne, la stabilité de la zone Euro "n'est pas en jeu", en Allemagne, en Italie et en Espagne, on analyse les résultats du référendum de façon totalement opposée. Pour Berlin, "pas question de discuter d'une restructuration de la dette grecque". Tour d'Europe.

13h20 - Le président français François Hollande s'est entretenu avec son homologue grec, Prokopis Pavlopoulos.

13h10 - "Les rencontres de demain devront indiquer une voie définitive pour résoudre l'urgence" (dans laquelle se trouve la Grèce), a déclaré Matteo Renzi sur sa page facebook. Le chef du gouvernement italien fait référence au sommet extraordinaire de l'eurogroupe qui se tiendra mardi, et à la réunion, prévue en fin de matinée, qui le précédera. 

12h55 - "Face à l'échec d'Angela Merkel, François Hollande doit reprendre la main", estime le député et ancien ministre socialiste Benoît Hamon.

12h50 - Alexis Tsipras se serait entretenu au téléphone avec Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne. 

12h25 - "La stabilité de la zone euro n'est pas en jeu", selon la Commission européenne, qui s'est exprimée par le biais de son vice-président chargé de l'euro, Valdis Dombrovskis.

12h15 - Madrid n'envisage "absolument pas une sortie de la Grèce de l'euro", selon les déclarations de Luis de Guindos, le ministre espagnol de l'Économie. Le pays serait en outre prêt à négocier "un troisième plan de sauvetage".

11h50 - Pour Berlin, "les conditions ne sont pas réunies pour des négociations sur une nouvelle aide à la Grèce". "C'est à la Grèce et à son gouvernement d'agir pour rester dans l'euro", a déclaré le porte-parole de la chancelière Angela Merkel, qui précise que le gouvernement fédéral "reste prêt au dialogue". 

11h30 - La zone euro, qui se réunira à 11h à Bruxelles mardi, attend "de nouvelles propositions de réformes et d'économies budgétaires" des autorités grecques. Les ministres des Finances de la zone euro attendent mardi des autorités grecques qu'elles viennent avec "de nouvelles propositions" de réformes et d'économies budgétaires, a annoncé l'Eurogroupe dans un communiqué. 

11h - C'est une "victoire historique" a souligné Dimosthenis Papadatos, spécialiste de la vie politique grecque et membre du comité central de Syriza. Il était l'invité de Jérôme Chapuis sur RTL.

10h45 - Selon Reuters, Euclides Tsakalotos pourrait être nommé en remplacement du ministre grec des Finances démissionnaire Yanis Varoufakis. Actuellement ministre des Relations économiques internationales, ce candidat potentiel est le principal négociateur de la Grèce face à ses créanciers.

10h30 - "Il faut négocier dans la solidarité", estime Jean-Christophe Cambadélis. "Je ne crois pas que ce soit une défaite de l'Europe. Les Grecs n'ont pas voté contre l'Europe, ils ont voté contre l'austérité, contre une situation qui leur est aujourd'hui insupportable", a ajouté le premier secrétaire du Parti socialiste, interrogé sur France Info.

10h11 - La presse grecque ne se trompe pas, le "Oxi" a bel et bien écrasé le "Nai". 

10h00 - Emmanuel Macron, "ne partage pas du tout" l'appel d'Alain Juppé pour exclure la Grèce de la zone euro.

9h38 - Cette victoire du "non" n'est pas sans conséquence pour Alexis Tsipras qui va dès lors devoir relever trois défis.

9h15 - Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement français, presse la Grèce de faire "de nouvelles propositions".  "La France a souhaité avec la chancelière allemande (Angela Merkel) convoquer un conseil de la zone euro mardi soir. (...) La France souhaite aussi que la Grèce et que ses dirigeants fassent des propositions", a déclaré Stéphane Le Foll ce matin sur RMC et BFMTV. "Personne, en tout cas chez les dirigeants responsables, n'a exprimé le souhait de mettre la Grèce dehors", a-t-il ajouté.

8h35 Alain Juppé veut sortir la Grèce de la zone euro mais pas de l'Union européenne. C'est ce qu'a déclaré le candidat à la primaire pour Les Républicains et ancien Premier ministre sur son blog.

8h20 - Michel Sapin regrette les propos de Yanis Varoufakis sur le "terrorisme" des créanciers. Interrogé sur Europe 1 sur la démission de son homologue grec, le ministre des Finances français a souligné sa "fougue". Ajoutant aussitôt : "Le terme de terrorisme, surtout quand on le vit depuis la France, quand on sait comment nous nous avons été frappés par le terrorisme, c'est quelque chose qui est mal passé".

8h - Yanis Varoufakis, le ministre grec des Finances, annonce sa démission sur twitter. 

7h55 - "Il ne pourra pas y avoir de différence entre la position allemande et la position française sur la Grèce"a prévenu Éric Woerth sur RTL. L'ancien ministre du Budget répondait aux questions de Jérôme Chapuis.

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Crise en Grèce : "Il faut continuer de discuter à tout prix", déclare Éric Woerth Durée : |
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2015-07-06 11:55:00
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