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Écosse : une boîte à cigares contenait... un artefact de la Grande Pyramide de Guizeh

Les fragments de bois, vieux de 5.000 ans, avaient disparu il y a 70 ans. Ils ont été retrouvés au sein de l'université d'Aberdeen, en Écosse.

Les Pyramides de Guizeh, en Égypte (Illustration)
Les Pyramides de Guizeh, en Égypte (Illustration)
Crédit : MARTHELOT / LEEMAGE VIA AFP
Félix Roudaut & AFP

Des fragments de bois de la Grande Pyramide de Guizeh en Égypte, vieux de 5.000 ans, avaient disparu des radars il y a 70 ans. Ces précieux artefacts ont été retrouvés de façon complètement fortuite dans une boîte à cigares de l'université d'Aberdeen en Écosse, a annoncé l'établissement, mercredi 16 décembre 2020.

Le fragment de bois de cèdre est l'un des trois seuls objets à avoir été retrouvés à l'intérieur de la pyramide en 1872 par l'archéologue britannique Waynman Dixon. Deux d'entre eux, une balle et un crochet de bronze vraisemblablement utilisé pour la construction, sont conservés au British Museum, mais la trace des fragments de bois avait été perdue. En 2001, une piste avait émergé : le fragment de bois pourrait avoir été donné à l'université d'Aberdeen (Écosse), mais il n'avait pu être retrouvé.

En 2019, une assistante de conservation égyptienne passant en revue la collection asiatique, Abeer Eladany, est tombée sur une boîte à cigares, arborant l'ancien drapeau égyptien, avant de se rendre compte que le morceau de bois qu'elle contenait était l'artefact perdu, désormais en plusieurs morceaux.

"J'ai tout de suite su de quoi il s'agissait"

"Quand j'ai regardé les numéros dans le registre Égypte, j'ai tout de suite su de quoi il s'agissait", a déclaré l'archéologue. "J'ai déjà travaillé sur des fouilles en Égypte, mais je n'ai jamais imaginé que ce serait ici, dans le nord-est de l'Écosse que je trouverais quelque chose d'aussi important pour le patrimoine de mon propre pays", a ajouté Abeer Eladany.

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Au moment de ses découvertes au XIXe siècle, Dixon se trouvait avec le docteur James Grant, venu en Égypte pour combattre le choléra, avec qui il avait sympathisé. À la mort du docteur Grant en 1895, sa collection avait été léguée à l'université d'Aberdeen, où il avait étudié. En 1946, sa fille avait donné le fragment de cèdre à l'université, mais celui-ci n'avait pas été répertorié et n'avait pu être retrouvé malgré d'intenses recherches.

Les "reliques de Dixon"

Des analyses récentes ont permis de dater le fragment de bois entre 3341 av. J.-C. et 3094 av. J.-C., soit environ 500 ans avant la construction de la pyramide. Elles suggèrent que les objets retrouvés par Dixon, surnommées les "reliques de Dixon", ont pu être laissés par les bâtisseurs.

Selon Neil Curtis, responsables des musées et des collections spéciales à l'université d'Aberdeen, les résultats de cette datation carbone représentent une "révélation" qui "ravivera certainement l'intérêt pour des reliques de Dixon et la manière dont ils peuvent apporter un éclairage sur la Grande Pyramide".

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