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"Dragon Ball, ça serait top" : dans le Val-d'Oise, l'ombre de Mohammed ben Salmane sur un projet de parc d'attractions inspiré du célèbre manga

Le prince héritier saoudien est en visite en France depuis dimanche 23 août et va aborder un volet économique ce lundi. Il devrait annoncer un investissement pour créer un parc d'attractions dans le Val-d'Oise.

Le prince héritier d'Arabie Saoudite Mohammed ben Salmane en avril 2018 à l'Élysée

Crédit : LUDOVIC MARIN / AFP

Val-d'Oise : un projet du parc d'attraction inspiré du célèbre manga Dragon Ball

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Hermine Le Clech & AFP - édité par Marine Langlois

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Le prince héritier saoudien poursuit sa visite en France. Après un début de visite à Paris consacré dimanche 23 août à l'esport, Mohammed ben Salmane retrouve lundi Emmanuel Macron pour une journée largement consacrée aux crises géopolitiques et au renforcement des liens économiques, illustrant le rapprochement assumé entre Paris et Riyad. 

Place aux affaires donc ce lundi 24 août, alors que doit être annoncé un contrat d'investissement pour la construction d'un parc d'attraction inspiré du célèbre manga Dragon Ball à Courdimanche, près de Cergy (Val-d'Oise), un projet porté par une filiale saoudienne. Et la nouvelle est plutôt bien accueillie par les habitants.  

Remplacer l'ancien parc à l'abandon Mirapolis

Le futur parc à thème est devenu un sujet de discussion régulier dans la commune. "Dragon Ball, ça serait top. J'en connais plein qui sont en province, qui vont monter exprès. Ça serait une bonne chose. En plus, juste à côté, ça serait bien", assure une riveraine à RTL.

Ce nouveau parc devrait être implanté à l'emplacement de Mirapolis, le premier parc d'attractions français inauguré en 1987. Avec sa célèbre statue de Gargantua, Mirapolis voulait devenir le plus grand parc de l'Hexagone mais des difficultés financières et une fréquentation pas au beau fixe l'avaient poussé à la faillite. Les infrastructures sont à l'abandon depuis 35 ans : il ne reste du site qu'un terrain vague et quelques chapiteaux abandonnés. 

Certains habitants sont néanmoins dubitatifs quant à la possible viabilité de ce nouveau parc d'attractions. "Si c'est pas rentable ? Et le RER, il va être complètement saturé, déjà qu'il l'est déjà. Pour les voitures, les gens vont se garer où ?", se questionnent deux riveraines. Et puis quel sera l'impact écologique d'un tel projet ? C'est la question que posent certains élus franciliens qui dénoncent aussi l'opacité des négociations tenues en secret depuis l'Élysée, sans concertation locale.

Un grand forums entre patrons français et saoudiens

Ce lundi, un forum réunira grands patrons français et responsables saoudiens autour de secteurs variés : énergie, tourisme, culture, intelligence artificielle, jeu vidéo, quantique, transports ou santé. L'enjeu est de positionner les entreprises françaises sur les gigantesques chantiers de la "Vision 2030", le plan lancé en 2016 par Mohammed ben Salmane pour diversifier l'économie saoudienne et réduire sa dépendance aux hydrocarbures. 

Les Français souhaitent également participer aux préparatifs de l'Exposition universelle de Riyad en 2030, tandis que Paris cherche à attirer davantage de capitaux saoudiens. "Les choses sont encore en discussions pour certains projets, mais il y aura beaucoup, beaucoup d'accords économiques dans différents secteurs qui seront signés lundi", a assuré vendredi la présidence française. 

Début août, une source proche du dossier évoquait à l'AFP un projet "très bien avancé" entre les autorités françaises et une société d'investissement saoudienne pour implanter en région parisienne ce parc d'attractions inspiré du célèbre manga japonais Dragon Ball

Le rapprochement avec Riyad suscite toutefois des critiques: plusieurs syndicats de journalistes français ont condamné dimanche la visite du dirigeant saoudien, la qualifiant de "provocation" envers les défenseurs de la liberté de la presse. Une plainte contre le prince héritier pour "tortures et disparitions forcées", déposée en 2021 par Trial International et Reporters sans frontières concernant l'assassinat de Jamal Khashoggi, est en cours d'instruction, ont-ils rappelé. 

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