2 min de lecture

États-Unis, Iran, Burkina Faso... Les exécutions se multiplient dans les pays récalcitrants à l'abolition de la peine de mort

Le nombre de pays autorisant la peine capitale n'a jamais été aussi faible (30), mais les exécutions se sont multipliées en 2025. Quels sont les pays concernés par cette hausse ?

Une table d'injection létale dans la chambre d'exécution d'une prison au Texas

Crédit : Utah Department of Corrections / AFP

Peine de mort : les exécutions se multiplient chez les récalcitrants à l'abolition

00:02:25

Peine de mort : les exécutions se multiplient chez les récalcitrants à l'abolition

00:02:25

Bénédicte Tassart - édité par Ennio Aparicio-Szkudlarek

Je m'abonne à la newsletter « Infos »

Mettre RTL en favori sur Google

La ville de Paris accueille le neuvième congrès mondial contre la peine de mort ce mardi 30 juin jusqu'au jeudi 2 juillet 2026. Si le sujet n'est plus discuté dans l'Hexagone depuis 1981 grâce à Robert Badinter, il est toujours d'actualité dans d'autres pays, même si les nations qui abolissent la peine capitale sont de plus en plus nombreuses aujourd'hui. 

Premier exemple : le Burkina Faso, qui a fait machine arrière sur la question. Le gouvernement militaire vient de réintroduire officiellement la peine de mort - abolie en 2018 - à cause des groupes armés djihadistes affiliés à Al-Qaïda et à l'État islamique. La junte pourrait aussi viser les opposants politiques. 

En Iran, les exécutions de dissidents ont doublé l'année dernière. Le total se porte à 1.639 personnes en 2025 selon les calculs d'un rapport publié conjointement par Iran Human Rights (IHRNGO) et ECPM (Ensemble contre la peine de mort), un record depuis 1989. 

Un durcissement de la peine aux États-Unis

En Arabie Saoudite aussi, la dissidence est réduite au silence de manière radicale, tandis qu'aux États-Unis, Donald Trump a encouragé le recours à la peine de mort dès son retour à la Maison Blanche il y a un an et demi. Le président américain a même élargi les modes d'exécution. L'injection létale s'accompagne désormais de l'électrocution, du peloton d'exécution ou encore de l'inhalation de gaz mortel. 

Près de 30 pays dans le monde pratiquent la peine de mort. Jamais ce chiffre n'a été aussi faible, mais les exécutions atteignent un chiffre record : plus 78% sur un an.

Et celles-ci ne sont pas systématiquement motivées par des raisons politiques. La plupart du temps, la peine capitale est appliquée dans des affaires de trafic de drogue. Ajoutez à cela la fraude économique en Chine, les relations sexuelles hors mariage au Yémen, le blasphème en Afghanistan ou encore l'espionnage en Arabie Saoudite. 

Certains passent des dizaines d'années dans le couloir de la mort

Il n'y a plus d'exécutions en Europe, ni en Asie centrale. Le Liban et le Nigeria songent eux aussi à l'abolition. Pendant ce congrès à Paris, les témoignages de personnes qui ont passé plusieurs années dans le couloir de la mort seront entendus, notamment l'histoire d'Iwao Hakamata. 

Cet ancien boxeur japonais a été enfermé 46 ans en prison pour un quadruple meurtre qu'il n'a pas commis, avant d'être finalement acquitté l'année dernière. Cette histoire poignante ne fait pas renoncer le Japon à la peine de mort pour le moment. Comme les Américains, les habitants de l'archipel y sont toujours favorables.

La rédaction vous recommande
À lire aussi

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info

Ne laissez pas Google décider de vos sources.

Ajouter RTL comme source préférée