"J'admirais la façon dont il travaillait"
Laurence Boccolini a connu Les Grosses Têtes bien avant de passer derrière le micro. À ses débuts, elle avait effectué un stage dans le bureau de Philippe Bouvard, où elle était notamment chargée de trier les cartes postales. Des premiers pas qui lui ont laissé un souvenir très particulier.
"C'était mon premier stage dans le bureau de Philippe et c'était assez étonnant parce que j'en avais une peur bleue. Et après, j'étais hôtesse. Cette émission, c'était ma madeleine de Proust, j'étais collée au poste, c'était l’émission que j'écoutais après le collège".
Quelques années plus tard, Laurence Boccolini se retrouve de l'autre côté, autour de la table des sociétaires. Une étape loin d'être évidente pour elle : "C'était sacrément compliqué parce que j'étais très intimidée. Pour gagner Bouvard, il fallait le faire rire. Si on le faisait rire, il avait une certaine tendresse pour vous. J'admirais la façon dont il travaillait".
Mais intégrer cet univers très masculin demandait aussi de savoir encaisser les plaisanteries de l'animateur et des autres sociétaires."Quand on était une nana chez lui, c'était compliqué. Il fallait vraiment avoir de l'érudition, être cultivée, être drôle, avoir de la répartie, et surtout il fallait aimer se faire vanner. Si on jouait les sucrées en disant : 'Oh non, quand même...' C'était très misogyne quand même, les vannes… Mais si on se disait qu'on était là pour rigoler, il aimait bien".




