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Trump reconnaît que la Russie est à l'origine du piratage du Parti démocrate

Pour la première fois, Donald Trump déclare publiquement accepter la conclusion du renseignement américain.

Donald Trump lors d'une conférence de presse, le 11 janvier 2016
Donald Trump lors d'une conférence de presse, le 11 janvier 2016
Crédit : AFP / TIMOTHY A. CLARY
Donald Trump reconnait que la Russie est à l'origine du piratage du Parti démocrate
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Donald Trump reconnait que la Russie est à l'origine du piratage du Parti démocrate
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Philippe Corbé
Philippe Corbé
Animateur

Mercredi 11 janvier, CNN fait savoir que le président Obama et le président élu Trump ont reçu la semaine dernière de la part des chefs du renseignement, à l’occasion de la présentation d’un rapport sur le piratage de l’élection par les Russes, un mémo qui fait état d’éléments dont disposeraient les Russes pour déstabiliser Donald Trumpou le faire chanter une fois élu. C’est le site Buzzfeed qui a ensuite révélé certaines de ces allégations. D'abord qu’il y a eu des contacts entre l’équipe Trump et des Russes pendant la campagne, à propos du piratage de Clinton. Ensuite, il évoque des opérations financières douteuses de la Trump Organization en Russie, des pots de vin.

Enfin, il est fait état d'une vidéo graveleuse et glauque tournée en secret par le FSB (ex-KGB) dans une chambre du Ritz Carlton de Moscou occupée par Trump, dans laquelle on le voit avec des prostituées souiller le lit, dans lequel avaient dormi les Obama lors d’une visite en Russie. On ne sait pas si c’est vrai. Moscou dément. Trump aussi. Ce dernier dit que c’est une "honte que les services de renseignement aient écrit des trucs bidons comme ça, des choses inventées".

Il accuse aussi violemment CNN et Buzzfeed de les avoir diffusés. Il s’en est pis violemment d’ailleurs à un journaliste de CNN pendant sa conférence de presse en lui demandant de "se taire". Il ajoute que de toute façon il est "germaphobe", donc cette scène dégoûtante n'a pu avoir lieu.

Ce n'était pas le bon Michael Cohen

C’est un ancien espion du MI6 britannique (donc un collègue de James Bond), qui a été en poste à Moscou, et a gardé des contacts là-bas, qui a répété ces allégations aux services de renseignement américain. Sans avoir pu les vérifier eux-mêmes, ils ont jugé cette source suffisamment crédible pour en faire état devant le président Obama et le président élu Trump. Sauf qu’on se rend compte maintenant que certains détails sont faux. Ils soupçonnent un collaborateur de Trump, qui s’appelle Michael Cohen, d’être venu en Europe pour rencontrer des Russes à ce propos. Or c’est prouvé désormais : il n’a pas quitté les États-Unis. Et c’était un autre Michael Cohen.

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Donc tout cela semble un peu bancal. Et d’une certaine manière, les services de renseignement, en faisant fuiter ces éléments à la presse, ont tendu une perche pour se faire battre. Car Trump peut se poser en victime. Il dit même que ce sont "des méthodes de l’Allemagne nazie". Et avec tout ça passe un peu inaperçue sa déclaration importante sur Poutine : pour la première fois il reconnait publiquement, sur la foi du briefing du renseignement américain que c’est bien le tsar du Kremlin qui est derrière le piratage du Parti démocrate pour faire perdre Hillary Clinton.

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