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Manifestations en Iran le 12 janvier 2026
Crédit : Jonathan Alcorn / AFP
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En Iran, la contestation anti-régime s'intensifie. Des manifestants descendent massivement dans les rues depuis deux semaines. Le président américain Donald Trump a affirmé, dimanche 11 janvier, que Téhéran a contacté Washington pour négocier, suite aux menaces d'opérations militaires américaines. Selon l'ONG Iran Human Rights, basée en Norvège, la répression sanglante du régime a déjà fait au moins 192 morts et le bilan pourrait s'alourdir.
Chaque nuit, Reda affronte la répression violente du régime contre les manifestants. Il assure que beaucoup de personnes sont blessées ou tuées, mais que malgré les risques, les Iraniens continuent de descendre dans les rues pour réclamer la chute du régime et un avenir meilleur.
Les gens n'ont plus d'avenir. C'est pour ça qu'ils sont tous inquiets et descendent dans la rue
Reda, manifestant iranien
"Tout ce que peut faire le régime, c'est réprimer. Sa légitimité est perdue. L'économie est détruite. Les gens n'ont plus d'avenir. C'est pour ça qu'ils sont tous inquiets et descendent dans la rue. Le pouvoir veut écraser les manifestants. Est-ce qu'il va réussir ? Je ne peux pas le dire, il faut voir comment ça évolue dans les prochains jours", confie-t-il à RTL.
"L'internet iranien est totalement coupé, on peut seulement passer des appels téléphoniques en journée, la nuit c'est impossible. Comment se déroule les manifestations ? Eh bien... faute d'internet, nous ne savons pas grand chose de ce qui se passe dans les autres villes, à moins que des vidéos ne soient diffusées. À Téhéran dans la nuit, il y a des rassemblements dans plusieurs grands quartiers, il y a beaucoup de monde, mais la répression est très féroce", explique-t-il.
"Il [Reza Shah, ndlr] n'a rien fait pour le peuple iranien en 47 ans"
Reda, manifestant iranien
Selon l'Iranien, les magasins demeurent ouvert dans la capitale la journée mais ils ferment leur portent à la nuit tombée. "État de siège officieux est instauré, les menaces sont quotidiennes. Le régime envoie des SMS 'ne sortez-pas nous seront impitoyables'. La situation est instable nous sommes tous inquiets".
Dans la foule, certains scandent le nom de Reza Pahlavi, le prince héritier du Shah d'Iran, en exil aux États-Unis depuis 1979. Mais Reda ne voit pas en lui l'homme providentiel dont l'Iran a besoin.
"Il n'a rien fait pour le peuple iranien en 47 ans. Et là, il se contente de dire 'je suis derrière vous'. En fait, il n'a aucun plan. Il ne sait absolument pas comment faire une révolution. Et il ne sait pas comment être un dirigeant. Il attend simplement que le peuple fasse une révolution", dénonce-t-il.
Reda va continuer à manifester toutes les nuits, malgré le risque d'être blessé ou tué. "Beaucoup ont été tués, beaucoup arrêtés, beaucoup blessés et le nombre de mort est vraiment très élevé", assure Reda.
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